Alors que l’Autriche confine les non vaccinés, des critiques affirment que la présidente de la commission européenne soutient l’abrogation du code de Nuremberg

NDLR: En date du 08/12/2021, l’article a été entièrement remanié suite aux publications d’un site de fact-checking. Nous publions donc la nouvelle version qui inclut un commentaire au sujet de ces publications.

Article original datant du 02/12/21; titre original: « À la suite de la mesure drastique prise par l’Autriche à l’encontre des personnes non vaccinées, la présidente de la commission européenne demande l’abrogation du code de Nuremberg« 

Ursula Van Der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré mercredi à la presse qu’elle était favorable à l’abandon du code de Nuremberg, en vigueur depuis longtemps, et à l’obligation de se faire vacciner contre le COVID.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré mercredi à la presse que, selon elle, il est à la fois « compréhensible et approprié » que les pays membres de l’UE envisagent de rendre la vaccination obligatoire. Cette déclaration a été faite après qu’il est apparu clairement qu’un bon tiers des Européens n’ont pas encore été vaccinés, selon la BBC.

Lors de la conférence de presse de Bruxelles, elle a abordé la question de la vaccination obligatoire en déclarant que le sujet « … doit être discuté. Cela nécessite une approche commune, mais c’est une discussion qui, je pense, doit être menée. » Ceci à la lumière du variant Omicron du Covid 19, qui a maintenant été détecté dans 12 nations membres différentes de l’UE.

Cela a conduit certains à proposer une comparaison entre la vaccination forcée et les dispositions du Code de Nuremberg. En novembre, l’Autriche a annoncé que la vaccination obligatoire contre le Covid était imminente, le gouvernement « préparant les bases juridiques d’une obligation générale de vaccination » pour février 2022, selon The Guardian.

En Autriche, les personnes de plus de 12 ans qui ne sont pas vaccinées sont actuellement presque entièrement enfermées, ne pouvant sortir que pour des tâches absolument essentielles comme l’alimentation ou les rendez-vous médicaux. C’est après cela que Mme von der Leyen a fait ses remarques, ce qui a conduit certains à dire qu’elle est favorable à l’abandon des dispositions du code de Nuremberg. Selon ce code, rédigé à la suite des atrocités commises par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, les personnes doivent être autorisées à donner leur consentement pour un traitement médical expérimental.

D’éminents critiques, comme le Dr Jordan Peterson, considèrent que la vaccination forcée sous peine de sanctions sévères est analogue à la suppression du code de Nuremberg sur l’expérimentation médicale humaine.

Le raisonnement est le suivant : beaucoup pensent que le vaccin, vieux d’à peine un an, ne s’est pas avéré entièrement efficace contre la maladie, ni nécessaire pour être appliqué aux enfants, dont les données du CDC montrent qu’ils sont nettement moins exposés au risque de Covid que leurs homologues adultes, en particulier les personnes âgées et celles souffrant de maladies concomitantes.

Alors que le vaccin a à peine un an, le virus n’est que deux fois plus vieux que cela, puisque les premiers cas connus ont été signalés en Chine aussi récemment qu’en décembre 2019, certains affirmant qu’il pourrait y avoir eu des cas dès novembre 2019. Les origines du virus, si elles font encore l’objet d’enquêtes et de spéculations, ne sont pas encore connues.

« Hé, c’est juste le code de Nuremberg. Seulement ce que nous avons appris des atrocités nazies, notamment celles qui étaient médicales », a écrit Peterson.

@jordanbpeterson
Hé, c’est juste le code de Nuremberg. Seulement ce que nous avons appris des atrocités nazies, notamment celles qui étaient médicales.

@MichaelPSenger
Peu après que l’Autriche soit devenue le premier pays à rendre les vaccins COVID obligatoires, Ursula von Der Leyen, présidente de la commission européenne, appelle à se passer du code de Nuremberg et à rendre la vaccination obligatoire dans toute l’Europe.

Voici Ursula le mois dernier avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla.

Il existe 10 conditions auxquelles « les médecins doivent se conformer lorsqu’ils effectuent des expériences sur des sujets humains ». Parmi celles-ci, le sujet humain doit donner un « consentement volontaire ». Le code précise que ce consentement doit être donné sans « force, fraude, tromperie, contrainte, pression excessive ou toute autre forme de contrainte ou de coercition ».

Une deuxième condition est que l’expérimentation doit être bonne pour la société, et non « aléatoire ou inutile par nature. » Le Code stipule que l’expérimentation humaine doit être fondée sur l’expérimentation animale « et sur une connaissance de l’histoire naturelle de la maladie ou de tout autre problème étudié, de sorte que les résultats attendus justifient la réalisation de l’expérience. »

En outre, il ne doit pas y avoir de raison de « croire que la mort ou une blessure invalidante se produira », sauf si des médecins servent également de sujets. « Le degré de risque à prendre ne doit jamais dépasser celui déterminé par l’importance humanitaire du problème à résoudre par l’expérience ».

D’autres aspects du code exigent une « préparation appropriée » et des « installations adéquates » pour les sujets expérimentaux, l’administration des expériences par des « personnes scientifiquement qualifiées » et le droit pour les sujets humains d’être « libres de mettre fin à l’expérience s’ils ont atteint un état physique ou mental où la poursuite de l’expérience leur semble impossible ».

Le dernier principe du Code de Nuremberg sur l’expérimentation médicale sur l’homme est le suivant : « Au cours de l’expérience, le scientifique responsable doit être prêt à mettre fin à l’expérience à n’importe quel stade, s’il a des raisons probables de croire, dans l’exercice de sa bonne foi, de ses compétences supérieures et du jugement prudent qu’il doit exercer, que la poursuite de l’expérience risque d’entraîner une blessure, une invalidité ou la mort du sujet expérimental. »

L’Organisation Mondiale de la Santé a toutefois vivement encouragé les pays à ne pas décréter d’interdiction de voyage à cause du variant Omicron, et a déclaré que les premières données indiquent que la plupart des cas d’Omicron ne sont pas graves. Cette affirmation a été corroborée par un responsable de la santé en Afrique du Sud, où la dernière variante a été découverte. La plupart des gouvernements du monde ne prêtent cependant pas attention aux directives de l’OMS à cette occasion.

Le code de Nuremberg a été promulgué en 1947, immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, afin de prévenir un grand nombre des violations flagrantes des droits de l’homme commises par les nazis et les Japonais impériaux pendant la guerre. Les expériences médicales réalisées sur des sujets sans leur consentement étaient particulièrement en cause. Ces procédures, souvent réalisées sous le commandement de personnes telles que le Dr Josef Mengele ou Hideki Tojo, s’apparentaient aux pires formes de torture. Depuis lors, le consentement complet, proactif et continu des sujets humains est exigé dans le cadre des essais et des expériences médicales.

L’idée que les obligations de vaccination, ou la vaccination forcée, puissent constituer une violation des codes de Nuremberg a été contestée par Lead Stories, qui a vérifié les faits (cf. « Fact-checker », NdT) dans une version antérieure de cet article.

Lead Stories a noté, à juste titre, que si la version précédente de l’article affirmait que Mme von der Leyen avait demandé l’abolition des codes de Nuremberg, elle ne l’avait pas dit ouvertement. Au lieu de cela, von der Leyen a plaidé en faveur de vaccinations forcées non consensuelles sous peine de restrictions drastiques de la liberté de mouvement des citoyens.

Cependant, Lead Stories n’a pas reconnu que les détracteurs de la vaccination forcée sous ce type de sanctions sévères croient pleinement que les vaccins Covid actuellement sur le marché sont, à bien des égards, expérimentaux. La pression croissante avec laquelle les gouvernements imposent des obligations et des exigences en matière de vaccins a rendu beaucoup de gens méfiants, non seulement en raison des questions d’efficacité, mais aussi parce que la maladie qu’ils cherchent à guérir ou à atténuer n’a qu’un an de plus que les vaccins eux-mêmes.

La légalité de l’imposition de procédures médicales aux citoyens sans leur consentement, ou la restriction de leurs mouvements jusqu’à ce qu’ils s’y conforment, soulèvent également des questions quant à la volonté excessive des gouvernements.

Lead Stories a écrit que Mme von der Leyen n’a pas mentionné le Code de Nuremberg, mais que même si elle l’avait fait, le Code, rédigé après que plus de 6 millions de personnes ont été tuées pendant l’Holocauste dans un génocide massif, où beaucoup ont été soumis à des expériences médicales sans leur consentement, « n’a jamais été adopté comme loi par aucune nation », ce qui signifie que la violation de ces termes ne constitue pas une violation de la loi.
Ils écrivent qu’il n’y a « aucune preuve » que von der Leyen ait parlé du Code de Nuremberg. Cependant, lorsqu’un dirigeant commence à parler d’imposer des procédures médicales à une population sans son consentement, il est difficile de ne pas voir la comparaison.

Ce n’est pas la première fois que Lead Stories s’élève contre la comparaison entre la vaccination forcées et les violations du Code de Nuremberg. En juillet, ils ont écrit que le Code de Nuremberg ne pouvait pas s’appliquer aux cas de vaccination forcée ou d’obligations de vaccination parce que le Code « est un ensemble de principes issus des procès de Nuremberg à la fin de la Seconde Guerre mondiale » et « s’applique aux expériences humaines, pas aux vaccins approuvés ».

Les trois principaux vaccins proposés aux États-Unis, fabriqués par Pfizer/BioNTech, Moderna et Johnson & Johnson, ont tous reçu une autorisation d’utilisation d’urgence de la Food and Drug Administration avant de recevoir une autorisation complète. Pfizer a reçu l’autorisation complète en août 2021, et l’autorisation d’utilisation d’urgence a été accordée pour l’utilisation chez les enfants, qui sont les moins exposés au risque de Covid, en octobre 2021.
En réponse au sentiment anti-vaccin qui règne dans de nombreux pays du monde, le dictionnaire Merriam-Webster a actualisé la signification du terme « anti-vaxxer ». Il inclut désormais non seulement les personnes qui s’opposent aux vaccinations pour elles-mêmes et leur famille pour quelque raison que ce soit, mais aussi toute personne « qui s’oppose à l’utilisation des vaccins ou aux réglementations rendant la vaccination obligatoire. » Le langage est modifié en temps réel pour soutenir la structure du pouvoir et écraser la dissidence.

NDLR: la nouvelle version de l’article n’inclut plus le texte original de la section du Code de Nuremberg qui est en cause, mais nous le gardons ici pour information :

Le Code de Nuremberg (1947)

Expériences médicales autorisées

La grande majorité des preuves dont nous disposons indiquent que certains types d’expériences médicales sur des êtres humains, lorsqu’elles sont maintenues dans des limites raisonnablement bien définies, sont conformes à l’éthique de la profession médicale en général. Les protagonistes de la pratique de l’expérimentation humaine justifient leur point de vue par le fait que de telles expériences donnent des résultats pour le bien de la société qui ne peuvent être obtenus par d’autres méthodes ou moyens d’étude. Tous s’accordent cependant à dire que certains principes de base doivent être respectés afin de satisfaire aux concepts moraux, éthiques et juridiques :

1- Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela signifie que la personne concernée doit avoir la capacité juridique de donner son consentement ; qu’elle doit être dans une situation telle qu’elle puisse exercer le libre choix, sans l’intervention d’aucun élément de force, de fraude, de tromperie, de contrainte, de surenchère ou de toute autre forme de contrainte ou de coercition ; et qu’elle doit avoir une connaissance et une compréhension suffisantes des éléments du sujet concerné pour lui permettre de prendre une décision compréhensible et éclairée. Ce dernier élément exige qu’avant l’acceptation d’une décision affirmative par le sujet expérimental, celui-ci soit informé de la nature, de la durée et du but de l’expérience, de la méthode et des moyens par lesquels elle sera menée, de tous les inconvénients et dangers auxquels il peut raisonnablement s’attendre, et des effets sur sa santé ou sa personne qui pourraient résulter de sa participation à l’expérience.
Le devoir et la responsabilité de s’assurer de la qualité du consentement incombent à chaque personne qui initie, dirige ou participe à l’expérience. Il s’agit
Il s’agit d’un devoir et d’une responsabilité personnels qui ne peuvent être délégués à un autre en toute impunité.

2 – L’expérience doit être de nature à produire des résultats fructueux pour le bien de la société, non curables par d’autres méthodes ou moyens d’étude, et non aléatoires et inutiles par nature.

3 – L’expérience doit être conçue et fondée sur les résultats de l’expérimentation animale et sur la connaissance de l’histoire naturelle de la maladie ou de l’autre problème étudié, de telle sorte que les résultats attendus justifient la réalisation de l’expérience.

4 – L’expérience doit être conduite de manière à éviter toute souffrance ou blessure physique ou mentale inutile.

5 – Aucune expérience ne doit être menée lorsqu’il y a une raison a priori de croire que la mort ou une blessure invalidante se produira ; sauf, peut-être, dans les expériences où les médecins expérimentateurs servent également de sujets.

5 – Le degré de risque à prendre ne doit jamais dépasser celui déterminé par l’importance humanitaire du problème à résoudre par l’expérience.

7 – Des préparatifs appropriés doivent être faits et des installations adéquates doivent être fournies pour protéger le sujet expérimental contre toute possibilité, même lointaine, de blessure, d’invalidité ou de mort.

8 – L’expérience ne doit être menée que par des personnes scientifiquement qualifiées. Le plus haut degré de compétence et de soin doit être exigé, à toutes les étapes de l’expérience, de ceux qui la conduisent ou y participent.

SHOCKING: In the wake of Austria's drastic lockdown of unvaccinated people, EU chief calls for ...
Ursula Van Der Leyen, the head of the EU commission, told the press on Wednesday that she is in favour of scrapping the long-standing Nuremburg Code and forcing people to get vaccinated against COVID.

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