De nouveaux détails accablants révèlent l’existence d’un vaste réseau de complices non identifiés au cœur du 6 janvier

Vidéo en anglais. Il s’agit d’un avocat qui explique les implications énormes des informations partagées dans cet article (celui que nous avons traduit ici)

Article original datant du 08/12/21

Il y a six semaines, Revolver News a publié un rapport d’enquête (traduction Déqodeurs ici) sur Ray Epps – un homme qui, plus que tout autre individu, semble être la clé qui permet d’élucider la question de l’implication active des fédéraux dans le « siège du Capitole » du 6 janvier.

Parmi les milliers de manifestants du 6 janvier et les milliers d’heures d’images accessibles au public de cette journée fatidique, Ray Epps s’est avéré être peut-être la seule personne clouée sur place à avouer devant les caméras avoir planifié une attaque organisée contre le Capitole. Les 5 et 6 janvier, Epps a annoncé à plusieurs reprises, en de multiples endroits, son projet d’attaque du Capitole. Il a ensuite passé des heures à tenter de recruter des centaines d’autres personnes pour le rejoindre. En plus de tout cela, Epps a été vu en train de diriger des personnes clés et de gérer lui-même des aspects importants de l’attaque initiale du Capitole.

Regardez :

Ce serait une chose si les appels répétés d’Epps le 5 janvier à « entrer dans le Capitole » n’avaient été que des fanfaronnades. Mais Epps s’est acquitté de sa mission déclarée de guider les autres à l’intérieur. Dans les clips 4 à 6 de la compilation ci-dessus, nous voyons Epps orchestrer activement les éléments de la toute première brèche dans les barricades du Capitole à 12 h 50, alors que Trump avait encore 20 minutes à consacrer à son discours de rassemblement.

Il est intéressant de noter que cette intrusion de Ray Epps se produit juste une minute après que la police du Capitole ait commencé à répondre à des rapports faisant état de deux « bombes artisanales » situées aux sièges du DNC et du GOP, respectivement. Comme par hasard, la police du Capitole, déjà désemparée, disposait donc de ressources encore plus limitées pour répondre à l’intrusion dans la barricade en question.

Si les « bombes artisanales » se sont avérées être un échec, l’intrusion de Ray Epps s’est avérée fatale. Aujourd’hui, les récits officiels du New York Times, du Wall Street Journal et du ministère américain de la Justice décrivent tous la violation des barricades métalliques apparemment orchestrée par Ray Epps à 12 h 50 comme l’événement « Big Bang » du 6 janvier.

En grande partie, cette description est à peine exagérée. En effet, c’est l’intrusion de 12h50 dans l’enceinte du Capitole, associée à une poignée d’individus suspects arrachant les clôtures et la signalisation, qui a déclenché les conditions permettant au 6 janvier de passer d’un rassemblement à une émeute.

Dans ce rapport, nous allons faire éclater ce réseau d’opérateurs clés non encore inculpés qui semblent avoir travaillé avec ou autour de Ray Epps pendant l’intrusion initiale dans le parc du Capitole. Vous, cher lecteur, serez scandalisé – mais peut-être pas surpris – d’apprendre qu’aucun des acteurs mentionnés dans ce rapport n’a reçu l’attention de la presse grand public, malgré leur rôle actif et indispensable dans les événements du 6 janvier.

Comme nous l’avons expliqué en détail dans notre précédent rapport, le FBI a initialement inscrit le visage de Ray Epps sur sa « liste des personnes les plus recherchées » pour les « Violences au Capitole » le 8 janvier 2021, soit deux jours seulement après le 6 janvier. Ils ont offert une récompense en espèces pour toute information menant à son arrestation. En fait, les agents du FBI ont d’abord jugé le rôle d’Epps en tant qu’organisateur apparent de l’émeute si important qu’ils l’ont nommé Suspect n°16 – l’une des 20 premières cibles de premier plan du FBI dans une base de données qui compte désormais plus de 500 suspects.

Puis, six mois plus tard, le 30 juin 2021, Revolver News et le New York Times ont tous deux publié des articles gênants qui encourageaient un interrogatoire plus agressif du « troisième rail Ray Epps », amenant les personnes raisonnables à se demander pourquoi cet homme publiquement identifié sur la liste des personnes les plus recherchées n’avait toujours pas été inculpé.

Le FBI a répondu à ces importants articles de presse dès le lendemain. Mais leur réponse a été de purger discrètement tous les dossiers Ray Epps en ligne de leur site web, puis de passer à une posture de « Quoi ? Qui ? Ray Epps ? Jamais entendu parler de lui. »

Les agents du bureau local du FBI à Phoenix (où vit Epps) sont allés jusqu’à nier explicitement la connaissance de l’existence même de Ray Epps. Au lieu de poursuivre Epps, les agents du FBI ont plutôt poursuivi les journalistes qui ont eu la témérité de demander à Epps en personne s’il était un agent du gouvernement. « Je comprends, mais je ne peux rien dire », c’est tout ce qu’Epps leur répondait.

Voici un rapide synopsis visuel de cette chronologie :

JAN. 8 JANVIER 2021 – 1ER JUILLET 2021

LE FBI PLACE RAY EPPS EN TÊTE DE LA LISTE DES SUSPECTS LES PLUS RECHERCHÉS – DE NOMBREUX APPELS À L’AIDE DU PUBLIC POUR L’IDENTIFIER – UNE RÉCOMPENSE EN ESPÈCES EST OFFERTE POUR TOUTE INFORMATION MENANT À UNE ARRESTATION – LE PUBLIC ET LES JOURNAUX LOCAUX IDENTIFIENT EPPS, QUI VIT À PHOENIX, AZ.
1ER JUILLET 2021 – AUJOURD’HUI

EPPS EST SOUDAINEMENT SUPPRIMÉ DE LA BASE DE DONNÉES APRÈS QUE LA PRESSE EN AIT FAIT ÉTAT – PAS D’ARRESTATION NI D’EXPLICATION – LE PROCUREUR GÉNÉRAL DES ETATS-UNIS REFUSE DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS – LES AGENTS DU FBI À PHOENIX, AZ, NIENT TOUTE CONNAISSANCE DE L’EXISTENCE D’EPPS

L’imposture de la Commission du 6 janvier du Congrès semble suivre la mascarade du négationnisme de Ray Epps. Malgré toutes ses récentes gesticulations à propos des SMS anodins de Mark Meadows, la Commission n’a pas encore exprimé le moindre intérêt pour Ray Epps ou ses communications avant et pendant le 6 janvier.

Mais le spectre de Ray Epps, et les questions inquiétantes que son immunité soulève, sont trop importants pour être occultés par les efforts mal coordonnés de déni du gouvernement. À la lumière de ce qui précède, il est à la fois amusant et symboliquement approprié qu’en dépit de la tentative du FBI d’effacer le visage d’Epps de sa base de données des personnes recherchées (et du déni public de son existence par les agents autorisés), le bureau local du FBI à Washington continue d’afficher Ray Epps comme un homme recherché sur son image Twitter actuelle (regardez bien et vous le trouverez).

Si Epps s’avère avoir été une sorte d’agent du gouvernement, ce qui est actuellement la seule explication propre et simple de son immunité, c’est la fin de la partie pour le récit officiel de l' »insurrection MAGA » du 6 janvier. Epps était le recruteur d’émeutiers le plus sonore de la journée, et le leader apparent de la toute première violation du Capitole. Si Ray Epps est un Fed (argot anglais pour un agent fédéral ou un indic, NdT), l' »Insurrection » devient la « Fedsurrection » d’un seul coup.

Ce sont les enjeux de la résolution de l’énigme Ray Epps.

Mais il est impératif de noter que si Epps n’était qu’un rouage dans une opération fédérale beaucoup plus vaste, il n’aurait pas été déployé seul. Historiquement, lorsque les Fédéraux ont orchestré de faux mouvements de foule faits de faux manifestants ou imaginé de faux complots, leurs propres moyens ont généralement représenté entre 16 % et 25 % des participants au complot, du moins dans ses aspects essentiels. En effet, le FBI a déjà fait venir par avion 1 600 barbouzes pour infiltrer une seule convention comptant seulement 10 000 manifestants.

Ces derniers temps, les attaques imputées aux milices d’extrême droite ont dépassé la barre des 16 % de l’indice fédéral de saturation et ont atteint le chiffre impressionnant de 25 à 50 %. Comme Revolver l’a déjà noté :

Les étudiants en histoire du FBI devraient rapidement assimiler la leçon suivante : les agents fédéraux infiltrés sont comme des cafards : lorsque vous en repérez un, il est certain qu’il y en a des dizaines d’autres à proximité. Les fédéraux ne travaillent jamais, jamais, seuls. C’est ainsi que l’on se retrouve avec au moins 12 informateurs du FBI dans un minuscule complot de milice « de droite » du Michigan d’octobre 2020 (il ne s’agit que d’informateurs, même pas d’agents), 15 informateurs dans le complot « de droite » de Malheur de 2016, des dizaines dans l’affaire du ranch Bundy de 2014 – dont six agents infiltrés du FBI se faisant passer pour de faux documentaristes tournant un faux documentaire – et la liste est longue.

Ainsi, si le gouvernement a demandé à Ray Epps de jouer son rôle dans les diverses opérations de recrutement, d’infiltration et de contrôle de la foule ce jour-là, on peut s’attendre à ce que de nombreux autres informateurs soient mis en place autour de lui.

Pour vérifier cette hypothèse, Revolver a passé les six dernières semaines à cartographier de manière exhaustive le réseau d’interactions de Ray Epps le 6 janvier, et à établir le profil des personnes clés de son entourage qui ont complété ses efforts. Nous avons fait une enquête approfondie sur les autres personnalités impliquées dans l’intrusion initiale dans l’enceinte du Capitole, ainsi que sur les personnes qui ont joué un rôle déterminant dans le retrait des barrières et le contrôle de la foule. En bref, nous avons enquêté sur les acteurs clés dont les actions précoces le 16 janvier ont transformé le rassemblement en émeute.

La mauvaise nouvelle pour les négationnistes de la Fedsurrection, c’est que les résultats sont là, et qu’ils semblent encore plus mauvais pour le FBI que les attentes déjà faibles de Revolver. Par souci de brièveté, nous présentons dans ce rapport le profil de cinq des cas les plus flagrants et racontons comment ils se sont croisés, ont interagi et, dans certains cas, se sont coordonnés avec Ray Epps pour rendre le 6 janvier possible. Certains de ces cas sont tellement délirants qu’ils constituent à eux seuls des scandales de la taille d’Epps.

Mais tout d’abord, il est important de noter que les fédéraux au niveau de simples informateurs sont rarement informés par leurs responsables de la présence d’autres informateurs gouvernementaux autour d’eux. Du point de vue de chaque informateur, les agitateurs qui les entourent leur paraissent aussi anarchiques qu’ils le sont pour la foule.

Cette situation étrange s’est produite au point culminant du complot d’enlèvement de Whitmer. La voiture qui, selon les procureurs, a « cerné » la maison du gouverneur avait cinq passagers – deux sans-abri et trois agents fédéraux secrets. Mais seul l’agent fédéral dans la voiture avait une connaissance totale des opérations. Chacun des deux informateurs dans la voiture pensait probablement que l’autre était un insurgé légitime.

Il n’est donc pas nécessaire que tous les individus couverts par ce rapport se connaissent ou qu’ils aient affirmé « travailler ensemble » pour former une « équipe » par un effort collectif. Il suffirait d’un simple SMS d’un responsable fédéral demandant d’être au Monument de la Paix à 12 h 45 et de débusquer les fous pour qu’un grand nombre de provocateurs se trouvent simultanément au même endroit, au même moment et contribuent à la même violation.

Donc maintenant, sans plus attendre, nous allons raconter l’histoire vraie et documentée du 6 janvier que le régime ne veut pas que vous entendiez, et qui implique des personnages clés non inculpés dont le régime préférerait que vous n’entendiez jamais parler.

S’il existait une commission impartiale chargée de reconstituer la chronologie et le récit exacts des événements du 6 janvier, l’étude suivante serait le type de document qu’elle publierait.

Revolver ne fait aucune allégation faciale à l’encontre des personnes ci-dessous. Cependant, ce rapport soulève des questions très sérieuses, choquantes et d’actualité. Dans cette mesure, nos accusations et nos demandes s’adressent directement au ministère américain de la Justice.

Le directeur du FBI, Chris Wray, et le procureur général, Merrick Garland, ont beaucoup d’explications à fournir.

Le piège qui a transformé un rassemblement en émeute

Avant de faire connaissance avec les principaux acteurs non inculpés opérant autour de Ray Epps, évoquons rapidement les faits fondamentaux de l’intrusion initiale dans l’enceinte du Capitole.

Le moment du « Big Bang » qui a donné le coup d’envoi de l’émeute a été lorsqu’une petite « équipe d’intervention » composée de quelques dizaines de personnes a violemment renversé la première série de barricades métalliques entre 12 h 50 et 12 h 53.

Nous appellerons ci-après cet emplacement de barrières le « site de violation de Ray Epps », et l’ensemble des personnes responsables de cette première violation critique l' »équipe de violation de Ray Epps ». Des extraits de la scène de l’intrusion, avec Ray Epps au premier plan et au centre donnant des instructions, sont republiés ci-dessous pour plus de commodité.

Regardez :

Cette même équipe d’intervention a ensuite déplacé les barricades de police en métal sur le côté, arraché les panneaux de signalisation de la « zone à accès restreint » et retiré systématiquement les clôtures de protection de la pelouse du Capitole. En temps normal, sans barrières en place, toute cette zone est ouverte au public.

Pour avoir une idée géographique de la scène de crime de Ray Epps, l’image ci-dessous montre l’endroit où les barricades et les clôtures arrière du Capitole ont été attaquées pour la première fois. Cette zone est également connue sous le nom de Monument de la Paix.

L’importance tactique de cette brèche réside dans le fait qu’il s’agit de la toute première entrée de l’enceinte du Capitole que tous les partisans de Trump devaient emprunter en premier lorsqu’ils se rendaient du rassemblement de Trump au Capitole.

L’équipe chargée de la brèche chez Ray Epps a eu l’incroyable clairvoyance de forcer l’entrée de la passerelle que personne ne pouvait éviter.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, les sorties Pennsylvania Ave et Constitution Ave du discours de Trump se croisent à la barricade exacte du Peace Monument ciblée à l’avance par l’équipe de Ray Epps Breach. Si l’une des huit autres entrées du Capitole avait été renversée à la place, des dizaines de milliers de manifestants auraient été accueillis par la police et des barricades métalliques, au lieu d’une porte ouverte.

L’équipe de Ray Epps a donc mis en place un piège en repoussant la police, puis en emportant les panneaux  » zone interdite « , les clôtures en chaîne et les barricades métalliques, alors que des dizaines de milliers de personnes étaient encore au rassemblement de Trump. Sans la présence de la police ou des panneaux « ne pas entrer » bien visibles, les personnes quittant le discours de Trump et arrivant à l’entrée du Capitole n’avaient aucune idée qu’il était illégal de franchir la barrière, de marcher sur la pelouse ou de monter sur les marches du Capitole. Après tout, toute cette zone est normalement ouverte au public.

Au lieu de cela, ils ont entendu une musique sympathique et ont vu la passerelle principale menant au Capitole grande ouverte. Ces partisans involontaires de Trump n’avaient aucune idée qu’ils venaient de franchir un fil invisible qui les exposerait plus tard à des poursuites fédérales pour intrusion.

Regardez :

De plus, la composante principale géante des manifestants de Trump n’arrivera à cette entrée du Capitole que 50 minutes après que l’équipe de Ray Epps a ouvert la passerelle – il restait 20 minutes à Trump pour son discours, et il fallait 30 minutes pour marcher jusqu’au Monument de la Paix. Cette composante géante est arrivée à l’entrée et a vu des centaines de personnes déjà dans l’enceinte du Capitole. Ils ne pouvaient plus organiser leur protestation derrière la clôture, car les pilleurs de la Breach Team (Équipe responsable de la brèche) en avaient déjà emporté la plus grande partie avant leur arrivée. La composante géante a donc marché jusqu’au bâtiment du Capitole lui-même.

Comme nous l’avons décrit plus en détail dans notre rapport du 10 octobre, la Ray Epps Breach Team a ainsi mis en place ce qui pourrait être le plus grand piège juridique de l’histoire américaine.

En effet, lorsque le DOJ (Département de la Justice des États-UnisWIKI) a inculpé le Gardien du Serment Jeremy Brown en septembre pour « intrusion sur des terrains à accès restreint » (18 US Code § 1752), le Département de la Justice a expliqué que tout manifestant du 6 janvier qui mettait un pied dans la ligne rouge ci-dessous avait commis un crime fédéral et pouvait être maintenu en prison sans caution jusqu’à un procès criminel dans plus de 12 mois.

Une carte de la zone du Capitole des États-Unis montrant les Restricted Grounds est présentée ci-dessous,
la ligne rouge marque la ligne de police aux limites de la zone d’accès restreint :

Figure 2 : Terrains à accès restreint autour du Capitole des États-Unis le 6 janvier 2021.

Mais comment cela s’est-il produit ? Qui l’a fait exactement ? Et comment tout cela remonte-t-il à Ray Epps ?

Mise en place du piège à cons

Dans notre rapport de Revolver News du 10 octobre, nous avons montré les images du 6 janvier d’un homme au visage sombre coupant froidement et méthodiquement puis enroulant la clôture de la « zone à accès restreint » autour de la pelouse du Capitole. Il ne portait aucun accessoire marqué Trump et s’assurait de porter des lunettes de soleil noires par un jour nuageux. Il n’était pas en colère. Il était impartial, calme et professionnel, comme s’il était juste là pour faire son travail.

Regardez :

Voici une autre photo qui montre clairement ce qu’il faisait, et combien c’était étrange et méthodique :

Cet homme n’est toujours pas inculpé. En fait, le FBI ne semble même pas le rechercher. Il est totalement absent de la « liste des personnes les plus recherchées » du Capitole du FBI. Il n’y a pas de récompense pour toute information menant à son arrestation.

À titre d’exemple, la liste des personnes les plus recherchées par le FBI comprend de nombreuses grand-mères et adolescents MAGA qui n’ont commis aucun crime contre la propriété ou dommage physique. Par exemple, vous pouvez encore gagner une récompense en espèces pour toute information menant à l’arrestation du suspect n° 342 le plus recherché par le FBI :

Malgré le manque d’intérêt du FBI pour cet effronté poseur de pièges que l’on a vu rouler des clôtures de zones réglementées, les chercheurs en ligne sont restés sur l’affaire. Ils ont surnommé cet individu « #FenceCutterBulwark » (Coupeur de barrières Bulwark), « Bulwark » étant la marque de sa veste ignifugée, conçue pour un usage professionnel dans l’industrie pétrolière et gazière. Vous trouverez ci-dessous d’autres vestes ignifugées parmi les personnes non inculpées.

FenceCutterBulwark attendait juste à côté du site de la brèche Ray Epps à 12h31, soit 20 minutes avant le début de la brèche. Là, il ne faisait rien d’autre que de regarder la clôture qu’il allait démonter plus tard.

De plus, 12 h 31, c’est 17 minutes avant que le grand groupe de plus de 220 Proud Boys qui défilaient n’arrivent au Monument de la Paix après leur pause déjeuner. Voici pourquoi c’est important :

L’histoire officielle du 6 janvier, reprise par le New York Times, le Wall Street Journal et HBO, est que l’arrivée des Proud Boys au Monument de la Paix à 12h48 est ce qui a déclenché une brèche soudaine. Mais le fait que FenceCutterBulwark et d’autres opérateurs clés (jusqu’à présent ignorés par les médias grand public) attendaient déjà sur place alors que les Proud Boys étaient encore à un kilomètre de là en train de déjeuner suggère une possibilité plus sinistre : la connaissance préalable d’une brèche imminente à cet endroit précis.

S’il n’y avait que FenceCutterBulwark qui traînait près du site de la brèche avant l’arrivée des Proud Boys, on pourrait mettre ça sur le compte de la coïncidence. Mais la présence de plusieurs personnages clés de la brèche attendant ici semble trop importante pour être une coïncidence. Dans la vidéo ci-dessous, enregistrée en continu entre 12 h 40 et 12 h 50, vous verrez Ray Epps déjà en position à l’entrée exacte de la passerelle que l’équipe chargée de la brèche va ouvrir, au moins six minutes avant leur arrivée (en fait, nous savons qu’il était là aussi 45 minutes avant leur arrivée).

Regardez :

Mais il n’y a pas que Ray Epps et FenceCutterBulwark qui semblent avoir attendu les Proud Boys.

Perché juste en face de FenceCutterBulwark à 12h31, se trouve l’homme que les chercheurs en ligne considèrent comme le plus infâme de tous les chefs d’émeute non inculpés du 6 janvier – un homme dont la presse grand public ne parle pas, mais qui est devenu légendaire en ligne sous le nom de « #NWScaffoldCommander » (Commandant de l’échaffaudage Nord-Ouest, le lieu de la première brèche, NdT)

Ne vous fiez pas aux apparences : Cet homme d’âge moyen extrêmement particulier, portant des lunettes, un masque d’intello et une casquette bleue, s’est vu attribuer plus de notoriété par les chercheurs profonds que n’importe quelle autre personne parmi les milliers qu’ils ont répertoriées. Le tourbillon d’activités frénétiques de NWScaffoldCommander et son rôle apparent de « meneur » de la brèche ont fait de lui l’objet de rumeurs et de spéculations au niveau du Russiagate, selon lesquelles il aurait été au courant du « plan directeur » du 6 janvier.

NWScaffoldCommander (nous l’appellerons simplement « ScaffoldCommander ») doit son nom au fait qu’il est le « commandant » ostensible de l’éminente « tour des médias » qui surplombait la terrasse arrière du Capitole le 6 janvier. Vous avez probablement déjà vu cette tour en photo : il s’agit de la grande structure temporaire construite en novembre 2020 pour que les équipes de journalistes puissent filmer correctement la cérémonie d’investiture de janvier 2021. Voici à quoi elle ressemble sans personne autour :

Et voici à quoi elle ressemblait le 6 janvier, avec ScaffoldCommander et son équipe qui la contrôlaient :

Comme vous pouvez le voir, cette tour est le « poste de commandement » le plus parfait que quiconque cherchant à surveiller et à diriger la foule du Capitole puisse espérer. Elle se trouve devant et au centre, tout le monde peut la voir, et l’homme au sommet peut voir et crier à tous.

On ne peut qu’imaginer les dégâts qu’un chef de brèche très agressif et monomaniaque pourrait faire depuis ce perchoir s’il n’avait aucun scrupule, un plan pour attaquer le Capitole et un mégaphone extrêmement puissant.

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Si vous avez vu des images du 6 janvier à la mi-journée, vous avez probablement vu ScaffoldCommander en action sans le savoir.

Du haut de la tour, entre 13 h et 14 h 30, ScaffoldCommander a émis le soufflet emblématique et les ordres ininterrompus que l’on retrouve clairement sur presque tous les clips vidéo du 6 janvier filmés dans cet intervalle de temps. Pendant près de 90 minutes d’affilée, il bombarde la foule sans chef en dessous de lui avec des variations infinies sur une seule instruction : « Ne restez pas là. Continuez d’avancer ! »

Regardez :

Mais une fois que la foule a continuellement « avancé » pendant plus d’une heure, et que la toute première poignée d’émeutiers est entrée dans le bâtiment, ScaffoldCommander a soudainement jeté l’interrupteur : « Ok, on y est ! On y est ! Allez ! On doit remplir le Capitole ! Allez ! Venez maintenant ! On a besoin d’aide, il faut remplir le Capitole ! Ils sont entrés. »

Le clip ci-dessous est un échec et mat. Il devrait faire de ScaffoldCommander l’un des principaux suspects criminels de la liste des personnes les plus recherchées par le FBI (spoiler alert : il n’est même pas sur la liste, aucune accusation n’a été déposée, et le FBI n’a toujours pas reconnu son existence à ce jour).

Regardez :

Pour mettre les choses en perspective, il est important de se mettre dans la peau des participants au rallye du 6 janvier pour voir à quel point l’influence de ScaffoldCommander a été dominante et omniprésente sur la psychologie de la foule pendant toute la durée du rallye.

Les participants au rallye pouvaient entendre ses ordres confiants et constants avec une clarté totale jusqu’à l’entrée de la pelouse du Capitole. Pour les nouveaux arrivants sur la pelouse du Capitole, la voix de ScaffoldCommander était la première et la plus forte qu’ils entendaient. ScaffoldCommander a même mélangé des appels de type « demoiselle en détresse » pour que les nouveaux arrivants perçoivent que « avancer » serait faire leur part pour sauver d’innocents partisans de Trump qui « ont besoin de votre aide ».

Regardez :

Ses instructions par mégaphone à haute pression étaient une pression mentale et sociale constante sur un public captif qui était là pour une raison entièrement différente : participer pacifiquement à ce qu’on leur avait dit être un rassemblement légal de Trump. Mais une voix forte et autoritaire venant littéralement « d’en haut », plaidant que les gens « ont besoin de votre aide » et vous demandant simplement et légalement « d’aller de l’avant », crée un fort effet de succion pour se conformer à l’autorité.

Une participante a décrit cette pression contre nature dans un fil Twitter très détaillé, quelques jours après le 6 janvier. Elle a désigné ScaffoldCommander comme étant « le meneur » de l’opération.

Un autre participant qui a été arrêté plus tard a dit qu’il ne faisait que suivre les instructions de l’homme au porte-voix qui criait « Les patriotes avancent ». Ce serait ScaffoldCommander. Mais le l’affidavit du FBI refuse de mentionner le commandant de la tour avec un porte-voix géant criant à des dizaines de milliers de personnes de « Remplir le Capitole » pendant 90 minutes d’affilée parce que, selon le FBI, il n’existe pas.

Mais le clip ci-dessous est peut-être le plus révélateur de ce qui se passait réellement. Ici, un deuxième homme dans la tour – le « #TowerManMale19″, lui aussi non inculpé – commence à lire à haute voix à la foule un discours préparé, imprimé à la main. Le discours était mielleux et idéaliste, et s’exprimait de manière philosophique sur le fait que la culture de l’annulation est mauvaise et que les processus électoraux doivent être réformés. Mais ScaffoldCommander n’avait aucun intérêt à laisser le porte-voix être utilisé pour communiquer des préoccupations liées à Trump ou des solutions liées aux élections.

Il s’est rapidement mis en colère et a réprimandé son associé de la tour pour avoir perdu sa concentration : « Dites-leur d’aller de l’avant ! C’est tout ce qu’ils ont besoin de savoir pour le moment ! Dites-leur d’aller de l’avant ! »

Regardez :

La déclaration « c’est tout ce dont ils ont besoin de savoir pour le moment » semble confirmer que ScaffoldCommander avait un plan d’attaque en deux étapes, qu’il a appliqué avec une concentration monomaniaque. Pendant les 70 premières minutes, le seul objectif était de faire avancer les pions sur le plateau, jusqu’à ce que la pression soit la plus forte possible sur le bâtiment lui-même. Puis, une fois qu’une seule brèche avait été ouverte à l’intérieur, il lançait immédiatement le Bullhorn Bait-And-Switch : « Avancer » a fait place à son véritable impératif : « Remplir le Capitole« .

Et pourtant, pendant tout ce temps, il n’a jamais donné de raison. Il était simplement un homme en mission.

Nous avons déjà vu ce type de dévouement singulier chez Ray Epps – un homme qui était bruyant et insistant, agressif mais sans conviction, qui avait envie d’agir mais voulait que d’autres le fassent.

Voici un super montage amusant que nous avons fait d’Epps disant aux autres manifestants « Nous devons aller à l’intérieur du Capitole » – et que tout ce qui n’est pas cet objectif singulier est « une perte de concentration », « une distraction », « n’a pas d’importance » et « n’est pas ce pourquoi nous sommes ici ». C’est effectivement un miroir de ce que ScaffoldCommander faisait sur le porte-voix au-dessus de lui.

Regardez :

À un moment donné, après s’être fait souffler la rhétorique par des jeunes de deux générations de moins que lui, qui se sont relayés pour se moquer brutalement de son plan d’attaque du Capitole, Epps a enfin essayé de trouver une bonne raison. Mais ça ne s’est pas bien passé. Lorsqu’il a été forcé de réfléchir, il a bafouillé sans réfléchir que « nous devons aller à l’intérieur du Capitole » parce que « le Capitole est notre ennemi ».

Regardez :

Epps en était réduit à prétendre que le bâtiment lui-même était l’ennemi. C’est ce qui a motivé tout le bazar. Tout le monde était en ville pour un rassemblement de Trump, et Epps a fait 3 000 km depuis l’Arizona à cause d’une vendetta contre… neoclassical architecture.

Mais plus importantes encore que les similitudes cognitives et attitudinales entre Epps et ScaffoldCommander sont les similitudes opérationnelles.

Que ce soit sciemment ou non, Epps et ScaffoldCommander ont formé une équipe de deux pendant tout l’après-midi. Par une coïncidence miraculeuse, Ray Epps s’est posté juste en dessous de ScaffoldCommander à la tour des médias pendant les 90 minutes qu’il a fallu pour faire avancer la foule, puis la faire entrer dans le bâtiment.

Dans la vidéo ci-dessous, vous verrez Ray Epps s’immiscer cordialement dans la vidéo du selfie d’un autre homme filmé depuis cet endroit. Dans la vidéo, Epps montre le Monument de Washington, où le président Trump avait encore 7 minutes à passer dans son discours, et dit : « Il est bon d’être du bon côté de l’histoire. » Vous pouvez voir ici qu’Epps a choisi l’endroit exact où la base de la tour de commandement rencontrait l’avant de la ligne de police du Capitole. De là, Epps avait une vision ultime à la fois de l’avant-garde tapageuse de la foule et de l’équipe de la tour de commandement de ce qui se passait dans les vastes rangées de personnes derrière lui.

Regardez :

À la minute 35, Epps est pratiquement sous la tour de commandement, à portée de main :

Vous pouvez voir du point de vue de Ray Epps à quel point il est proche de la façade du Capitole, où il a établi une position clé :

À ce moment-là, l’horloge indique 13 h 03, il reste donc encore 7 minutes au discours de rassemblement de Trump. Pourtant, déjà, une foule énorme et croissante remplissait l’horizon. Cette foule se dirigeait vers l’endroit même où se tenait Ray Epps. Epps montre fièrement l’endroit où Trump parle et affiche un large sourire :

Des séquences supplémentaires découvertes par Revolver révèlent l’ampleur des efforts de mise en scène d’Epps à partir de cet endroit clé où la tour des médias rencontre la ligne de police.

Dans la compilation des clips ci-dessous, vous verrez Epps se coordonner avec un homme portant un masque de ski orange, regarder et pointer la tour des médias, reprendre sa place près de la tour, se faire asperger de gaz lacrymogène par la police, puis beugler « Ahhh, I love it ! » alors qu’il se retire temporairement de l’attaque au gaz des officiers.

Regardez :

La foule battue semble vouloir reculer devant la police, mais Epps ne se laisse pas faire. Il s’est approché directement des officiers de police qui venaient d’arroser la foule de spray au poivre. Epps a semblé négocier avec les officiers et a conclu un accord selon lequel les partisans de Trump pouvaient revenir sur le perron s’ils restaient là pacifiquement. Epps s’est ensuite tourné vers la foule et lui a dit « Les gars : Ecoutez-moi bien. Montez sur les marches et restez-y. On va y rester un moment. « 

Tout comme ScaffoldCommander au-dessus de lui, Epps a réussi à faire en sorte que la foule « avance » en bas. En fait, à la fin de ce clip, vous pouvez même entendre ScaffoldCommander crier « avancez » alors qu’Epps demande à la foule de retourner en haut des marches.

Regardez :

La séquence est si remarquable qu’il vaut la peine d’en souligner à nouveau le début, le milieu et la fin. D’abord, les flics pulvérisent la foule sur les marches :

Ensuite, Epps s’avance pour négocier avec la police :

Puis, tel Moïse revenant du sommet de la montagne, Epps annonce à la foule que leur terre promise se trouve devant la ligne de police :

Tout cela s’est produit 30 minutes avant que le Capitole lui-même ne soit envahi. Il y avait alors des dizaines de milliers de personnes derrière Epps. La capture d’écran suivante, réalisée lorsque la foule s’est mise à chanter « The Star-Spangled Banner » (l’hymne national américain, NdT) derrière Epps, donne une idée du volume vertigineux de chair humaine touché par la façon dont Ray Epps et ScaffoldCommander coordonnaient la ligne de front.

Nous avons donc ScaffoldCommander qui dirige le corps de la foule depuis la tour en haut, et Ray Epps qui dirige l’avant-garde de la ligne de police en bas. Pourtant, aucun d’entre eux n’a été poursuivi, et aucun n’est actuellement « recherché » par le FBI.

Mais ce qui rend l’affaire ScaffoldCommander-Ray Epps complète est qu’ils ont semblé travailler en tandem du début à la fin de la journée du 16 janvier. Tous deux ont pris position sur le site de la brèche initiale du « Big Bang » à 12h50, et ce avant l’arrivée des Proud Boys. L’histoire officielle, vous vous en souvenez, dit que le groupe Proud Boys a provoqué l’émeute. Une fois de plus, nous devons souligner à quel point il est bizarre qu’un si grand nombre d’individus (jusqu’à présent Epps, ScaffoldCommander et FenceCutterBulwark), qui se sont avérés être des acteurs clés de l’intrusion au Capitole, se retrouvent au même endroit si tôt dans la journée.

En effet, alors que Ray Epps était avec d’autres personnes en train de contrarier la police à l’avant des barricades, ScaffoldCommander contrariait la police sur la pelouse à quelques mètres de là. Cela a coïncidé presque exactement avec l’arrivée des marcheurs des Proud Boys au Monument de la Paix à 12 h 45, comme s’ils savaient que le moment de l’action approchait.

Regardez :

ScaffoldCommander est alors immédiatement entré en action pour aider à enlever les barricades lorsque l’équipe Ray Epps Breach a renversé les premières barricades à 12h53.

Il y a des plans clairs de ScaffoldCommander, et il est visible pendant des heures.

Il est déjà assez troublant que les forces de l’ordre semblent protéger des opérateurs clés comme ScaffoldCommander et FenceCutterBulwark. Mais l’histoire devient encore plus étrange.

ScaffoldCommander et FenceCutterBulwark n’ont en fait pas été les premiers à commencer à enlever les barricades et les clôtures. En fait, ils n’ont pas été « activés » avant que l’équipe chargée de la brèche chez Ray Epps ne déclenche l’attaque initiale sur le site de la brèche chez Epps à 12 h 50.

À environ 30 pieds au sud de Ray Epps, juste au moment où la brèche s’est produite à 12 h 50, une plus petite équipe d’hommes commençait à enlever la clôture et les barricades, hors de la vue de la police de la passerelle.

Ci-dessous, une vidéo de l’un des tout premiers piégés, surnommé « #BlackSkiMask ». « Les métadonnées des téléphones portables confirment un horodatage de 12 h 53, ce qui signifie que les efforts de BlackSkiMask pour ouvrir la pelouse ont coïncidé avec la minute précise où Epps a attaqué la police.

Vous remarquerez un schéma familier : la foule supplie BlackSkiMask d’arrêter d’enfreindre la loi, tout comme elle a rejeté Ray Epps la nuit précédente.

Regardez :

À la fin de la vidéo ci-dessus, BlackSkiMask voit que Ray Epps et son équipe ont réussi à franchir la ligne de police. Il court alors vers la passerelle qu’Epps vient de dégager. De là, BlackSkiMask commence à jeter méthodiquement les barricades de la police sur le côté du mur de la passerelle. Ce processus d’enlèvement propre donnera l’impression aux 15 000 personnes qui marchent déjà depuis le discours de Trump qu’il n’y a jamais eu de barricades de police.

BlackSkiMask est l’individu que vous verrez à 0:24 dire : « On va prendre ce bordel aujourd’hui. » (référence au Capitole, NdT)

Regardez :

Dans la première partie, nous avons décrit comment L’histoire officielle dit qu’un individu nommé Ryan Samsel a déclenché l’émeute. en poussant les barricades en premier.

Mais dans la vidéo ci-dessus, on peut voir que BlackSkiMask finit rapidement par devancer Ryan Samsel en se précipitant vers les secondes barricades de la police (et tous deux sont derrière Ray Epps). BlackSkiMask semblait, bien plus que Samsel, savoir quel était le plan de match pour la prochaine phase de la brèche.

BlackSkiMask n’a toujours pas été arrêté. Il reste sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI, en tant que suspect n°148.

Mais il y a juste un problème avec cette situation : le FBI sait déjà exactement qui est BlackSkiMask. Et pour une raison quelconque, ils ne le poursuivent toujours pas.

Les fédéraux n’ont pas seulement une identité sur BlackSkiMask, ils ont un rapport de police complet, et un rapport choquant. Un jour avant le 6 janvier, BlackSkiMask a été tiré d’un bus par des dizaines de policiers qui soupçonnaient que son véhicule était rempli d’armes et de bombes. Son bus a été arrêté juste devant le ministère de la Justice des États-Unis.

Oui, lisez bien. Vous vous demandez probablement pourquoi vous n’avez jamais entendu parler de ce bus armé et explosif du 5 janvier dans les médias du régime. Nous allons y venir ci-dessous, mais regardez d’abord BlackSkiMask et ses deux compagnons de bus être interviewés après que leur véhicule coloré en provenance de Caroline du Nord ait été envahi par la police du centre-ville de Washington. BlackSkiMask (qui commence à parler à 0:48 ci-dessous) semble réticent à donner des détails sur ce qui s’est passé, mais dit que la police les a tous sortis du véhicule, les a interrogés et leur a demandé des échantillons d’ADN pour comparer leurs identités aux empreintes trouvées sur des armes à feu et des explosifs potentiels.

Regardez :

Les détails de cette vidéo signifient qu’il doit y avoir – comme une question de droit – un rapport de police déposé avec le vrai nom légal de BlackMaskSki, en possession de la police fédérale. Et pourtant, pour une raison étrange, 11 mois après le 6 janvier, le FBI ne poursuit pas cet homme pour l’une des myriades de crimes et de charges de conspiration qu’un procureur américain pourrait présenter comme un acte d’accusation. Au lieu de cela, BlackSkiMask reste protégé dans l’étrange purgatoire de la liste des personnes les plus recherchées par le FBI – tout comme Ray Epps l’était avant que le public ne découvre son identité, après quoi le FBI a purgé et effacé ses fichiers, puis a nié toute connaissance de son existence.

L’existence d’un rapport de police signifie que vous n’avez même pas besoin de toutes les photos 4K HD de BlackSkiMask qui circulent, montrant son visage, sa carrure et ses associés sous tous les angles.

Maintenant, posez-vous la question suivante : aviez-vous déjà entendu parler de ce bus « Hippies for Trump » rempli d’armes et peut-être de bombes que les fédéraux ont arrêté devant le ministère de la Justice avant que Revolver ne vous en parle ?

Vous ne l’avez probablement pas fait, car l’événement n’a absolument pas été rapporté par les médias de DC la veille du 6 janvier, ni dans les jours qui ont suivi. Le seul rapport contemporain que Revolver a trouvé était un seul compte Twitter à contrôle bleu, dont les tweets sur l’événement bizarre sont reproduits dans les captures d’écran et les vidéos ci-dessous.

Le bus passe d’abord lentement devant le quartier général de la police de Washington à 14 h 10, puis il est rapidement arrêté et envahi par des agents dans au moins huit voitures et fourgons de police différents :

Très bien, importante MISE À JOUR sur le bus des Hippies pro-Trump.
Trump : Il a été arrêté près du tunnel de la 9ème rue et
entouré par des tas de policiers. Juste devant le ministère de la Justice

Justice de tous les endroits. On dirait qu’il est en train d’être
fouillé.

Alejandro Alvarez @
@aletweetsnews

Vidéo :

À 14 h 57, la police était debout sur le bus et démontait le toit, tandis que des équipes de chiens renifleurs de bombes se trouvaient à la base du bus :

La police fouille pour trouver quelque chose à l’arrière
(et des trucs attachés au toit) avec quelques unités K-9.
Ils ont délimité le bus avec du ruban jaune mais
mais ils ont réduit un peu leur présence. Il y avait
vraiment des tonnes de policiers plus tôt.

Alejandro Alvarez @
@aletweetsnews

Vidéo :

Cela s’est donc passé en plein jour, avec la circulation arrêtée pendant probablement plus d’une heure, en plein cœur du centre-ville de Washington, la veille du 6 janvier. Un homme de ce bus est l’un des tout premiers « insurgés » sur la scène du Capitole, et enlève les barricades avant que l’histoire officielle ne dise que les activités illégales ont commencé.

Et pourtant, aujourd’hui, les résultats des moteurs de recherche concernant l’alerte terroriste de BlackSkiMask sont pratiquement inexistants – il faut lire les journaux locaux de Caroline du Nord pour obtenir de maigres détails.

Comment a-t-il pu y avoir un black-out médiatique total le 5 janvier au sujet de la découverte d’une cache d’armes et d’explosifs dans un bus garé devant le ministère de la Justice des États-Unis, un jour seulement avant le grand rassemblement de Trump et le vote de certification très important au Sénat ?

DC est un bastion à 93% de votes démocrates. Les autorités devraient normalement se précipiter vers le podium de presse le plus proche pour donner aux journalistes de DC tous les détails salaces d’une telle prise. Les officiers qui ont répondu à l’appel recevraient tous des promotions et des médailles. Nous parlons de la descente d’un bus rempli de « partisans de Trump » avec des armes et des explosifs en plein jour, garé devant le ministère de la Justice. Pourquoi y a-t-il eu un silence radio total ? Qui a ordonné que l’histoire soit étouffée ? Les hauts gradés de Washington ou les forces de l’ordre fédérales sont-ils intervenus pour faire taire l’histoire – de façon à ce que les événements du lendemain, le 6 janvier, aient l’air plus convaincants, comme s’ils avaient pris la police de Washington complètement par surprise ?

Rappelez-vous, c’était le 5 janvier. Nous savons que le chef de la police de la capitale de l’époque, Stephen Sund, a fait une demande urgente de renfort en personnel le 4 janvier, mais a été refusé. Il a demandé qu’un « état d’urgence » soit déclaré au Capitole le 4 janvier, mais a été refusé. Pourtant, le jour suivant, le 5 janvier, des armes et des explosifs sont passés devant le quartier général de la police de DC, se sont garés devant le ministère de la Justice, ont été envahis par des dizaines d’officiers, d’agents et de chiens renifleurs de bombes, et les demandes de soutien du chef de la police du Capitole ont encore été refusées ?

La police du Capitole était-elle au courant de l’existence du bus de transport d’armes et d’explosifs ? L’incident leur a-t-il aussi été caché ?

Nous savons avec une forte probabilité que le bus coloré de BlackSkiMask se dirigeait vers le rassemblement du Capitole. Il avait les mots « Stop The Steal » et « Trump 2020 » graffités à la peinture de couleur vive :

Le fait que BlackSkiMask, l’un des tout premiers opérateurs de l’équipe d’intervention du 6 janvier aux côtés de Ray Epps, ait été sorti de ce bus, secoué pour obtenir des échantillons d’ADN, mystérieusement relâché, et qu’il figure toujours, sans être poursuivi, sur la « liste des personnes les plus recherchées » 11 mois plus tard, soulève des questions extraordinaires pour le ministère de la Justice, qui se demande si BlackSkiMask est protégé tout comme Ray Epps.

D’après le badge sur son équipement tactique (voir aussi son extraordinaire équipement de communication), il semble que BlackSkiMask soit du Texas. Comme Ray Epps qui a parcouru 3 000 km depuis l’Arizona, nous parlons de « partisans de Trump » qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour assister à un rassemblement de Trump, mais qui n’ont pas assisté au rassemblement pour commettre une effraction inutile dans une barricade.

Mais même BlackSkiMask n’a pas été la première personne à pénétrer sur la pelouse restreinte du Capitole pendant que l’équipe Ray Epps Breach menait l’assaut frontal. Selon certains chercheurs du Capitole, cette distinction de « premier sur le terrain » appartient à un autre homme non inculpé, qui ne figure pas non plus sur la liste des personnes recherchées par le FBI. Nous allons maintenant clore notre liste de personnages clés non inculpés en dressant un dernier profil de cet homme, baptisé « #BeCivilGuy« .

Le nom vient des actions étranges de l’homme après que Ray Epps & Co. aient franchi les barricades. BeCivilGuy semble crier « suivez-moi » et « descendez », comme dans « descendez » la passerelle vers la barricade de police suivante. Il a imploré à plusieurs reprises et de manière assez musclée la foule de « rester civilisée » alors qu’elle le faisait. C’est l’homme avec le porte-voix bleu et blanc à la seconde 0:06, quelques secondes avant que ScaffoldComander ne lève les mains en l’air et ne crie « Allez ! ».

On peut se demander si ces mégaphones étaient simplement distribués en série. Comment se fait-il que tant d’opérateurs clés utilisant des mégaphones bleus et blancs n’aient toujours pas été inculpés, 11 mois plus tard ?

Mais nous nous éloignons du sujet. Si tout ce que vous avez vu était la vidéo ci-dessus, vous penseriez que BeCivilGuy était juste utile en exhortant les gens à « être civil ».

Mais il y a un gros problème avec cette théorie : BeCivilGuy a été le premier à se diriger vers la deuxième ligne de police, bien au-delà de la clôture de la « zone à accès restreint » – et il l’a fait avant que Ray Epps & Co. ne franchissent la première ligne de police à 12h50, et avant que les clôtures ne tombent grâce aux efforts de BlackSkiMask et de son équipe.

Comment le savons-nous ? Voyez l’image ci-dessous, qui a été prise juste 30 secondes avant que Ray Epps & Co. ne franchissent la première ligne de police et que des flots de personnes ne tirent sur la passerelle. Vous verrez que BeCivilGuy est le premier et le plus loin dans le champ. À l’heure actuelle, aucune brèche n’a encore été ouverte, aucun agent n’a été blessé ou contraint de reculer, et rien ne garantit que le rassemblement de Trump deviendra incontrôlable ce jour-là, car aucune barricade n’a encore été franchie.

À ce moment précis, juste avant la brèche, BeCivilGuy est l’intrus le plus profond parmi les dizaines de milliers de partisans de Trump à Washington.

-Personne sur la passerelle
-Premier sur le terrain
-La brèche ne sera pas ouverte avant une minute
-Le plus éloigné

Pendant que BeCivilGuy faisait sa marche de Braveheart sur la pelouse, les opérateurs de brèches comme BlackSkiMask étaient loin derrière lui, serrant de près les clôtures du périmètre qu’ils avaient commencé à enlever :

Alors que tout le monde était concentré à gauche, sur le drame de l’équipe de Ray Epps Breach, BeCivilGuy fonçait à droite, vers une autre équipe de la police du Capitole. Ici, vous le voyez s’approcher d’eux, les mains en l’air, essayant de leur faire signe :

Rappelez-vous, cela se passe avant que la rupture de la barricade ne permette aux gens de courir sur la pelouse en sécurité. Les spectateurs derrière la barrière d’enceinte ont ouvertement averti que ceux qui sont sur la pelouse « ne réalisent pas qu’ils vont être abattus ».

Alors qu’est-ce qui explique la bravoure (ou la folie) de BeCivilGuy ? Qu’est-ce qui l’a poussé à s’introduire illégalement sur la pelouse par ses propres moyens, puis à faire signe à toute une escouade de flics du Capitole stationnés dans le second périmètre, avant même que la première ligne de périmètre de la police n’ait été franchie ?

Quel genre de manifestant du 6 janvier est si « extrémiste » qu’il apporte un porte-voix géant au rassemblement, puis risque la mort en étant le premier homme à se précipiter illégalement sur la pelouse du Capitole, mais il est aussi si « anti-extrémiste » qu’il annule le dernier discours de Trump en fonction et utilise son porte-voix pour jouer les surveillants auprès d’une foule mineure ? Et s’il voulait empêcher la foule de violer la loi, pourquoi n’a-t-il pas dit à la foule de « reculer » derrière les premières barricades, au lieu de lui dire de « descendre » vers le périmètre intérieur de la ligne de police suivante ?

Si vous n’étiez pas si bien informé, vous penseriez que BeCivilGuy est une sorte d’agent des services secrets en civil qui savait qu’une violation était sur le point de se produire – et il s’est précipité sur la pelouse pour prévenir la police du Capitole.

Mais on ne peut qu’imaginer ce qu’il adviendrait du récit si « le tout premier insurrectionniste à envahir illégalement les terres sacrées du Capitole » n’était qu’un agent fédéral infiltré et bien informé.

Nous ne savons pas si c’est le cas avec BeCivilGuy, et en fin de compte, seul le ministère de la Justice peut nous le dire. Mais une séquence ultérieure dans laquelle il est la star soulève des questions troublantes.

Dans l’extrait ci-dessous, BeCivilGuy se précipite pour empêcher un autre homme de briser une fenêtre sur la Western Plaza. Le contexte complet du bris de fenêtre est disponible ici avec un extrait incroyable de la foule qui exhorte encore une fois les manifestants du Capitole à s’abstenir d’enfreindre la loi. Pour nos besoins, l’apparition de BeCivilGuy commence à 0:20, mais nous avons laissé les 20 premières secondes pour le contexte.

Regardez :

Trois choses importantes méritent d’être mentionnées :

Tout d’abord, notez combien BeCivilGuy est professionnel avec sa physicalité. Il n’a aucunement peur de saisir par la peau du cou un homme musclé portant une cagoule et un pied de biche, de le neutraliser et de l’habiller. À 0:23 ci-dessus, vous verrez BeCivilGuy tapoter le torse de l’homme avant de saisir son col, comme si sa seconde nature instinctive était de faire une « fouille » du suspect pour voir s’il a d’autres armes ou une arme à feu. BeCivilGuy, comme Ray Epps, est un « alpha » absolu du contrôle de foule. En un mot, il semble professionnel.

Deuxièmement, et c’est bien plus important, BeCivilGuy n’essayait pas d’empêcher les gens d’entrer dans le Capitole. Cette séquence s’est produite à 14h56. Le Capitole avait déjà été envahi plus de 40 minutes auparavant, d’abord à 14h12. L’entrée principale du Capitole était déjà grande ouverte, avec des centaines de personnes entrant simplement par la porte principale et restant dans les cordes de velours, à 14h25.

Et nous savons que BeCivilGuy le sait, parce qu’à 0:39, BeCivilGuy montre l’autre côté du Capitole et rassure l’associé du briseur de vitres : « Nous allons entrer. On va entrer. « BeCivilGuy voulait, ou était d’accord pour que les supporters de Trump entrent dans le Capitole. Il voulait juste que les gens le fassent pacifiquement.

Il s’agit en fait d’une copie carbone de l’étrange modus operandi de Ray Epps.

Comme nous l’avons décrit dans notre rapport d’octobre :

Si vous voulez voir à quoi ressemble ce paradoxe philosophique ambulant en action, voici un extrait d’Epps patrouillant les premières lignes de police de la place ouest du Capitole vers 15h15, au plus fort de la folie du jour – près de deux heures et demie après qu’Epps et son « équipe d’intervention » aient coordonné le renversement des barricades de police du côté est du Capitole. C’était également près d’une heure après que le bâtiment du Capitole lui-même ait été violé. La mission déclarée d’Epps consistant à ouvrir une brèche dans le Capitole ayant été accomplie, et des centaines de partisans de Trump se trouvant déjà à l’intérieur, la mission d’Epps s’est transformée comme par magie en une mission visant à calmer la foule, à lui assurer que « nous avons déjà fait valoir notre point de vue » et à faire en sorte que plus aucun de ses collègues officiers ne soit blessé cet après-midi-là :

Regardez :

Ray Epps a déclaré à son journal local de l’Arizona, cinq jours seulement après le 6 janvier, qu’entrer dans le Capitole « pacifiquement » signifiait « entrer par les portes comme tout le monde » – et ne pas briser les vitres en le faisant. BeCivilGuy semble suivre exactement le même livre de jeu, ou peut-être les mêmes instructions, que Ray Epps.

Comme le rapporte AZCentral :

Lorsqu’on a lu une transcription des commentaires, [Epps] a dit : « La seule chose que cela signifiait, c’est que nous devions entrer dans les portes comme tout le monde. C’était vraiment, vraiment mal la façon dont ils sont entrés. »

Pour aggraver le mystère, même l’homme que BeCivilGuy a empêché de briser la vitre du Capitole à 14h56 n’est pas inculpé. Il reste en sécurité dans le giron de la liste des personnes les plus recherchées par le FBI au Capitole, en tant que suspect n°283, malgré une identité complète et des milliers d’heures d’images que les fédéraux pourraient utiliser pour suivre ses mouvements et ses associés. On pourrait penser qu’il serait une priorité étant donné qu’il brise des fenêtres avec un pied de biche et qu’on le voit souvent parler dans une oreillette.

Cependant, à ce stade, nous ne disposons que de trop peu d’informations sur cet homme surnommé « #CarharttWasp » pour pouvoir nous faire une opinion éclairée sur sa place dans le tableau général. Nous nous contentons de souligner son interaction avec BeCivilGuy, en raison du rôle de ce dernier qui a été le premier sur le terrain dans l’équipe de Ray Epps Breach.

Ray Epps a tout vu venir

Une simple étude de la vidéothèque Ray Epps de Revolver confirme, au-delà de tout doute raisonnable, que Ray Epps avait connaissance à l’avance d’une violation du périmètre du Capitole qui se produirait à l’endroit et au moment où elle s’est produite, le 6 janvier.

Dans un échange révélateur, le 5 janvier, après que Ray Epps ait dit à la foule « Nous devons entrer dans le Capitole », un jeune homme a insulté Epps, puis a fini par l’invectiver : « Tu ne vas rien faire, p*tain. Tu ne vas pas prendre d’assaut le Capitole, tu ne vas rien faire du tout. »

Une chose amusante s’est alors produite : Epps a levé les yeux au ciel, a affiché un sourire suffisant, puis a levé la main dans un geste qui indiquait : « Continue à parler gamin, tu verras bien. »

Regardez :

Epps était absolument débordant de confiance. Il semblait savoir quelque chose que le reste de la foule ne savait pas.

Ray Epps était alors debout très tôt pour recruter des gens qui tomberaient dans son piège.

Dans notre rapport de la première partie, nous avons décrit comment avant qu’Epps ne dirige l’équipe de la brèche du Big Bang à 12h53, il s’est garé à l’entrée du Washington Monument à 10h24. C’est à cet endroit que des centaines de milliers de partisans de Trump se rendaient tôt le matin pour obtenir les positions convoitées sur les pelouses afin d’entendre le discours de leur président.

Regardez :

Mais 10 h 24, c’était un moment étrange pour Ray Epps d’être posté à l’entrée du lieu de l’allocution de Trump. Le discours de Trump n’était pas prévu avant midi, et nous savons, d’après les activités d’Epps à 12h50, qu’il n’est pas resté pour le discours de Trump.

Revolver a découvert de multiples missions de recrutement supplémentaires dans lesquelles Ray Epps s’est engagé, jusqu’à 9 heures du matin. Remarquez ci-dessous comment Ray Epps a utilisé le même langage de demoiselle en détresse que ScaffoldCommander, en disant : « Nous avons besoin de votre aide ! » Epps s’est également assuré que les gens savaient que « le Capitole est dans cette direction », afin qu’ils ne prennent pas un chemin non conventionnel ou détourné, et qu’ils ne manquent pas l’entrée précise de la passerelle que l’équipe d’intervention allait ouvrir pendant que les masses étaient encore au discours de Trump.

Regardez :

Cela signifie qu’Epps est venu au discours de Trump tôt le matin avec la seule intention de recruter une foule pour suivre les traces de l’équipe chargée de l’intrusion au Capitole qu’il supervisait personnellement pendant que Trump parlait – cette même équipe dont nous avons parlé dans ce rapport et dont les opérateurs enlevaient les clôtures, les panneaux et les barricades avant que les masses n’arrivent au Capitole.

Remettons tout cela dans son contexte :

Ray Epps a parcouru 2 300 miles de Phoenix, en Arizona, à Washington, DC, pour un rassemblement de Trump, soi-disant en tant que partisan de Trump.

Epps est arrivé à l’entrée du rassemblement plus de deux heures à l’avance, il s’est installé pour crier constamment des instructions de recrutement pour venir au Capitole après le discours, mais il n’a pas assisté au discours lui-même, parce qu’il était trop occupé à orchestrer personnellement l’équipe du Big Bang de la brèche qui a donné le coup d’envoi de l’émeute et a détruit les clôtures, les barricades et la signalisation, ce qui a rendu les participants au rassemblement totalement inconscients… du piège juridique dans lequel ils sont tombés..

Donc, si Ray Epps a agi sur les instructions d’un responsable gouvernemental de n’importe quelle agence fédérale (FBI, ATF, Pentagone, DHS, DEA, n’importe quoi), nous parlons maintenant de l’opération de renseignement la plus flagrante de notre vie, enregistrée à la caméra.

Synthèse : Nous savons maintenant comment ils l’ont fait

Il apparaît de plus en plus clairement que nous savons maintenant comment des éléments rebelles des agences fédérales ont organisé la Fedsurrection du 6 janvier. Si l’hypothèse de la Ray Epps Breach Team est correcte, un groupe de provocateurs commandités par le gouvernement a reçu l’instruction de se rendre séparément au Peace Monument avant 12 h 45, où ils ont annoncé l’arrivée des Proud Boys, qui allaient servir de bouc émissaire pour l’intrusion. Ensuite, après l’intrusion, des opérateurs clés comme Epps et ScaffoldCommander ont demandé à la foule d’avancer, tandis que d’autres enlevaient les barricades, les clôtures et les panneaux.

Il est tout simplement impossible que le FBI n’ait pas su que la marche des Proud Boys aboutirait au Monument de la Paix peu après 12 h 45. Cette marche était dirigée par le leader des Proud Boys, Joe Biggs. Biggs est un informateur du FBI qui dit avoir « parlé souvent » avec ses contacts au bureau. Le chef des Proud Boy de Biggs, Enrique Tarrio, était aussi un informateur du FBI. Et le FBI lisait les messages des groupes de discussion sur leurs téléphones portables. à l’avance.

Epps, pour sa part, n’a peut-être pas compris la situation dans son ensemble. Si l’ancien président de la section nationale des Gardiens du Serment est effectivement un informateur de longue date du gouvernement, comme cela semble être le cas, il peut être très habitué à recevoir des SMS d’un contact de l’agence lui disant « Hé, va à cet événement de droite et teste la foule pour voir s’il y a des fauteurs de troubles. Nous cherchons à débusquer les fous« . Certes, Epps a donné l’impression qu’il n’était pas un novice en matière de contrôle des foules lors de manifestations de grande envergure. Sa photo de profil Facebook était une précédente marche de masse sur Washington, et il aimait dire à son entourage qu’il « faisait ça depuis longtemps ».

Regardez :

De plus, nous savons que Ray Epps se sent moralement en conflit avec ce qui s’est passé. Il se considère peut-être encore comme un patriote, et n’a réalisé que plus tard qu’il avait été utilisé comme un pion. Sinon, comment peut-on synthétiser la quasi-confession énigmatique et torturée d’Epps à l’AZ Central cinq jours seulement après le 6 janvier, où il était partagé entre les déclarations « Je pense que la vérité doit sortir » et « ils étaient censés passer les portes comme tout le monde ».

Quelle « vérité » Ray Epps voulait-il dire, lorsqu’il a déclaré que « la vérité doit sortir » ? Pourquoi Epps croyait-il que la foule « était censée entrer » dans le Capitole d’une certaine manière – c’est-à-dire par les portes d’entrée avant Columbus, plutôt que par les fenêtres arrière du Capitole ? Pour qui Ray Epps travaillait-il, et qui lui a dit comment les choses étaient « censées » se passer ?

Publié sur AZCentral :

Un homme de Queen Creek qui reconnaît s’être rendu à Washington, D.C., pour le rassemblement du président Donald Trump la semaine dernière, semble également apparaître dans des vidéos prises la nuit précédente, parlant de plans pour se rendre à l’intérieur du Capitole américain.

Dans une vidéo qui a été largement diffusée sur Twitter, on peut l’entendre dire : « Je n’aime même pas le dire parce que je serai arrêté. Je vais le dire. Nous devons aller au Capitole. »

Ray Epps a déclaré à The Arizona Republic dans une brève interview téléphonique lundi qu’il s’était rendu dans la capitale pour l’événement et qu’un avocat lui avait conseillé de ne pas en parler.

« Je pense que la vérité doit sortir », a-t-il déclaré.

Il a dit qu’il ferait une déclaration mardi et a ajouté : « Je n’ai rien fait de mal. »

Une vidéo en ligne semble le montrer en train de dire « Nous sommes ici pour défendre la Constitution » et « Nous devons entrer dans le Capitole ».

Interrogé à ce sujet, il a d’abord répondu à The Republic qu’il devait voir la vidéo. Lorsqu’on lui a lu une transcription des commentaires, il a déclaré : « La seule chose que cela signifiait, c’est que nous devions passer les portes comme tout le monde. C’était totalement, totalement faux la façon dont ils sont entrés ».

En plus des preuves ci-dessus, considérez cette perspective. Les Fédéraux ont versé à leur liste sans fin d’agents secrets la somme énorme de 548 millions de dollars rien qu’en 2020 pour des coups montés dans tout le pays. 20 % de leur fichier d’informateurs est composé d' »informateurs de longue date », qui en font effectivement leur carrière. Il est même tout à fait banal que les informateurs de longue date soient explicitement autorisés à l’avance à commettre des crimes. Les agents fédéraux ont ainsi autorisé les informateurs à commettre 22 800 crimes au cours de la seule période 2011-2014.

Ainsi, si Ray Epps et d’autres personnes ont reçu à l’avance la permission de participer à des crimes, ce ne serait pas une « affaire d’état » au sein du bureau : ce serait une procédure opérationnelle standard. Le FBI a même donné à Steve Robeson, informateur clé du gouvernement et fondateur de la section des Trois pour cent, l‘autorisation de commettre des crimes lors du canular de l’enlèvement de Whitmer.

Nous ne disposons pas de données publiques sur le volume des crimes préautorisés au-delà de 2014, mais nous savons que le directeur du FBI, Chris Wray, a commencé à doubler ses « enquêtes sur l’extrémisme de droite » en avril 2020 (sept mois avant le 1/6), que le FBI et le DHS ont publié des évaluations de la menace désignant les groupes d’extrémistes intérieurs de droite comme la première priorité nationale en matière d’application de la loi et de menaces terroristes à l’été 2020, et que le FBI est tenu par les directives du DOJ de proportionner sa liste d’informateurs à ses évaluations de la menace. Donc, si le 6 janvier s’avère être la plus grande fête de la Fed de l’histoire des États-Unis, nous pouvons voir clairement, rétrospectivement, comment « la table était mise ».

Conclusion : L’heure est venue d’une action juridique et législative de grande envergure.

Vous savez que la solution est trouvée parce que nous n’avons pas les relevés téléphoniques de Ray Epps du 6 janvier.

Un enregistrement complet de chaque message texte, de chaque appel téléphonique et de chaque conversation téléphonique de Ray Epps les 5 et 6 janvier nous permettrait de savoir exactement qui d’autre était au courant du plan d’intrusion au Capitole. Il nous dirait aussi très probablement quelles agences fédérales donnaient les ordres, et quels agents en particulier s’occupaient des nombreux membres disparates de l’équipe chargée de l’intrusion.

La commission spéciale de la Chambre des représentants du 6 janvier a maintenant demandé plus de 100 enregistrements de téléphones portables civils. Mais vous savez que le problème est réglé parce qu’ils ont évité d’assigner les enregistrements des téléphones portables de Ray Epps. Et Ray Epps se repose chez lui ces jours-ci, sous la protection apparente du FBI de Phoenix.

Nous savons que dans le « complot d’enlèvement de Whitmer » orchestré par le FBI, trois mois seulement avant le 6 janvier, des informateurs clés du FBI ont reçu des messages textuels de la part de leurs supérieurs pour qu’ils s’entendent avec les victimes. “maximize attendance” des victimes dans des endroits où leur présence serait interprétée comme un « acte manifeste » en faveur d’une conspiration (l' »accord » et l' »acte manifeste » sont les deux éléments juridiques d’une accusation fédérale de conspiration).

Les républiques du Congrès doivent maintenant exiger les relevés téléphoniques et le compte rendu complet des relations de Ray Epps avec le gouvernement fédéral. Les assignations à comparaître devraient être envoyées à Sean Kaul, l’agent spécial en charge du bureau du FBI de Phoenix, plus vite que Merrick Garland ne peut fuir une question honnête.

Avocats de la défense du 6 janvier : vous devez demander des citations à comparaître ordonnées par le tribunal pour la production de documents relatifs aux dossiers du gouvernement fédéral sur des personnes telles que Ray Epps et ScaffoldCommander. Si Ray Epps est un agent fédéral, et que votre client a franchi la porte du Peace Monument ou a été incité à s’y introduire à cause du piège de l’équipe chargée de la brèche du Big Bang, vous avez un cas de piège et une défense affirmative potentielle. Le ministère de la Justice est légalement tenu, en vertu de l’arrêt Brady, de vous fournir toutes les preuves potentiellement disculpatoires liées à cette défense, et vous devez être prêt à présenter au jury des enregistrements de Ray Epps montrant comment l’émeute a commencé.

Si ScaffoldCommander est un agent fédéral, et que votre client a été incité à « aller de l’avant » et à être propulsé dans une foule en infraction, vous avez un cas de piège. « Remplissez le Capitole » est un ordre direct. Cela va bien au-delà du « langage fortement suggestif » que les informateurs du gouvernement sont tenus de respecter afin d’éviter le piège.

Enfin, Ray Epps, si vous lisez ceci : Nous savons que vous êtes en conflit, et que vous voulez que la vérité éclate. Vous pouvez encore être un héros.

Il vous suffit de vous présenter et de raconter votre histoire au monde entier.

Que s’est-il réellement passé le 6 janvier ?

Meet Ray Epps, Part 2: Damning New Details Emerge Exposing Massive Web Of Unindicted Operators At ...
Revolver blows open a network of still-unindicted operators who appear to have been intimately involved in the initial Jan. 6 Capitol breach.

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