Il est de plus en plus évident que Biden a fabriqué un narratif mensonger sur l’Afghanistan pendant des semaines

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Article original datant du 01/09/21

L’annulation d’un rapport du Congrès, la demande faite au président afghan de colporter l’histoire « qu’elle soit vraie ou non » suscitent l’inquiétude, et l’on parle de destitution.

La longue saga du scandale de la collusion avec la Russie – au cours de laquelle les forces de l’ordre, les médias, les agents politiques et les services de renseignement ont fabriqué pendant deux ans l’illusion d’une conspiration Trump-Russie qui n’existait pas – a soulevé des questions sur une nouvelle ère de guerre politique dans laquelle de fausses réalités pouvaient être imposées au public américain.

La sortie bâclée et sanglante des États-Unis d’Afghanistan fait maintenant craindre que l’administration Biden ait pratiqué la tromperie par omission et par commission pour créer un faux récit de deux mois qui a trompé le Congrès et le public américain en faisant paraître la situation à Kaboul et dans ses environs meilleure qu’elle ne l’était.

Deux éléments de preuve importants sont apparus cette semaine, qui suggèrent fortement que la sortie de l’Afghanistan n’était pas seulement un cas d’incompétence, mais plutôt un effort intentionnel d’embellir les relations publiques pour dissimuler un plan Biden qui était secrètement prêt à accepter le chaos et les Américains bloqués dans le pays comme une issue possible pour éviter de nouvelles pertes militaires pendant la sortie.

Mercredi, l’agence Reuters a publié la transcription d’un appel qui a fait l’objet d’une fuite et dans lequel Biden demandait au président afghan Ashraf Ghani, qui allait bientôt partir, de proposer un narratif pour changer la « perception » de l’avancée rapide des talibans en Afghanistan, « qu’elle soit vraie ou fausse ».

« Je n’ai pas besoin de vous dire que la perception dans le monde et dans certaines parties de l’Afghanistan, je crois, est que les choses ne vont pas bien en termes de lutte contre les talibans », aurait dit Biden au président afghan. « Et il y a un besoin, que ce soit vrai ou non, il y a un besoin de projeter une image différente ».

La Maison Blanche n’a pas contesté le narratif de l’appel du 23 juillet, même s’il suggère qu’un président américain a demandé à un dirigeant étranger de l’aider à créer une histoire potentiellement fausse.

En début de semaine, des responsables de l’administration Biden ont également admis que le président s’était accordé une dérogation pour éviter de fournir au Congrès cet été un rapport légalement requis sur les dangers du retrait d’Afghanistan, laissant les législateurs dans l’ignorance d’une situation dans laquelle la confiance des États-Unis dans le gouvernement et l’armée afghans s’est rapidement détériorée.

Un acte de commission, un autre d’omission qui a clairement créé de fausses attentes et impressions et a permis aux principaux collaborateurs du président – de Jen Psaki à la Maison Blanche à John Kirby au Pentagone – de faire des déclarations telles que :

  • Tous les Américains qui veulent rentrer chez eux pourront le faire avant le 31 août.
  • Tous les loyalistes afghans en danger pourraient être évacués.
  • L’armée afghane pourrait tenir Kaboul pendant des mois après le départ des États-Unis.

En fin de compte, aucune de ces déclarations n’a été vraie, et le plan a échoué. Des dizaines d’Américains, des milliers de loyalistes afghans et 85 milliards de dollars de matériel militaire américain ont été abandonnés, Kaboul est tombée aux mains des Talibans avant le départ des Américains, et 13 soldats américains ont été tués dans la tragédie américaine la plus sanglante de la guerre afghane depuis une décennie.

Les législateurs républicains et démocrates déclarent maintenant qu’ils se sont sentis trompés par Biden et son équipe.

« Cette administration a menti au peuple américain, au Congrès et au monde entier », a déclaré mercredi la représentante Kat Cammack (R-Fla.) à Just the News. « Je ne saurais même pas exprimer à quel point j’ai été frustrée, mon équipe, mes électeurs. C’est absolument, complètement décourageant. Nous savons que des soldats étaient là, aidant à faire passer les gens par les portes, ils essayaient de déplacer les gens. Ils étaient en quelque sorte redevables au Département d’État, car c’est lui qui dirigeait cette opération et ils ne n’arrivaient pas traiter la paperasse assez vite.

« C’est navrant parce que les soldats sur le terrain ont fait leur travail, mais pas les hommes en costume à Washington. »

Certains démocrates de premier plan ont commencé à mettre en doute les comptes-rendus de l’équipe Biden dès que Kaboul est tombée aux mains des talibans à la mi-août.

« On a répété au Congrès que les forces de défense et de sécurité afghanes étaient à la hauteur de la tâche, qu’elles disposaient des troupes, de l’équipement et de la volonté de se battre », a déclaré le président de la commission des affaires étrangères du Sénat, Bob Menedez (élu démocrate du New Jersey). « Voir cette armée se dissoudre si rapidement après des milliards de dollars de soutien américain est stupéfiant. Il est clair que les peuples américain et afghan n’ont pas été informés de la vérité sur les capacités de l’ANDSF (Forces de Défense et de Sécurité Nationales Afghanes) et méritent des réponses. »

Les Américains attendent de leur président qu’il dise la vérité, et de nouveaux sondages montrent que Biden a perdu la confiance de nombreux électeurs.

Un sondage Rasmussen Reports publié mercredi montre que 52 % des électeurs estiment que M. Biden devrait démissionner, tandis que 60 % sont favorables à sa mise en accusation (procédure d’ « Impeachement », NdT) en raison de la débâcle en Afghanistan. Fait remarquable, 40 % des démocrates ont soutenu la mise en accusation de Biden dans le sondage.

Mme Cammack a déclaré à Just the News que ses collègues républicains de la Chambre des représentants parlaient « absolument » de la destitution, mais qu’ils n’avaient pas assez de démocrates pour la soutenir.

« Il y a absolument cette conversation en cours », a-t-elle déclaré au podcast John Solomon Reports. « Et j’entends absolument les gens dire haut et fort dans toute l’Amérique : ‘Pourquoi diable n’avons-nous pas destitué ce type ? Pourquoi ne faisons-nous pas cela ? Les amis, les élections ont des conséquences, et nous n’avons pas les votes. Je me moque du nombre de démocrates qui viennent dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ce président… Ils ne s’opposeront pas à Nancy Pelosi ».

Le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell, a approuvé l’évaluation de M. Cammack dans ses commentaires aux journalistes.

« Le président ne va pas être démis de ses fonctions avec une Chambre démocrate et un Sénat étroitement démocrate », a déclaré McConnell mercredi. « Cela ne se produira pas ».

De manière remarquable, c’est l’émergence de la transcription d’un appel présidentiel, il y a deux ans ce mois-ci, entre Donald Trump et un autre dirigeant étranger, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a déclenché la première destitution puis l’acquittement de Trump. Les mêmes forces ne sont pas encore alignées cette fois-ci.

La transcription de l’appel de Biden avec Ghani, cependant, fournit un autre élément de preuve que le 46e président des États-Unis et son équipe ont peut-être essayé d’inventer un narratif qui cachait la vérité sur un plan de sortie afghan raté.

Evidence mounts that Biden manufactured weeks-long false narrative on Afghanistan
Canceled congressional report, request to Afghan president to peddle story "whether it is true or not" raise alarm, and talk of impeachment.