Le New York Times rétracte l’information selon laquelle le policier du Capitole a été tué par un partisan de Trump avec un extincteur

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Mise à jour du 3 mars 2021 : De nouveaux développements dans cette affaire

Un mémorial pour l’officier de police du Capitole Brian D. Sicknick est visible près du bâtiment du Capitole à Washington, le jeudi 14 janvier 2021.

De nouvelles informations sont apparues concernant la mort de l’officier de police du Capitole Brian Sicknick qui remettent en question la cause initiale de sa mort, fournies par des fonctionnaires proches de la police du Capitole », a écrit le Times.

Le New York Times a publié une correction dimanche après qu’il ait été révélé que l’officier de police du Capitole qui, selon eux, avait été tué par des partisans de l’ancien président Donald Trump après avoir été matraqué avec un extincteur, était en fait mort d’une autre cause.

« MISE À JOUR : De nouvelles informations sont apparues concernant la mort de l’officier de police du Capitole Brian Sicknick qui remettent en question la cause initiale de sa mort fournie par des fonctionnaires proches de la police du Capitole », a écrit le Times.

« Les responsables des forces de l’ordre ont d’abord déclaré que M. Sicknick avait été frappé avec un extincteur, mais des semaines plus tard, les sources policières et les enquêteurs étaient en désaccord sur le fait qu’il ait été frappé », peut-on lire dans l’article. « Les experts médicaux ont dit qu’il n’était pas mort d’un traumatisme dû à un objet contondant, selon un responsable des forces de l’ordre. »

L’article avait initialement déclaré que Sicknick était mort « de lésions cérébrales qu’il avait subies après que les partisans de Trump qui avaient pris le contrôle du complexe l’eurent frappé à mort avec un extincteur ».

Le journal a utilisé des sources anonymes pour étayer sa déclaration.

L’article a ensuite été cité par divers médias grand public sans remettre en cause le contenu du journal. Sa mort a même été évoquée par les démocrates lors du procès de destitution de Trump au Sénat.

Les enquêteurs n’ont découvert aucune preuve de traumatisme causé par des coups à la tête, et personne n’a été arrêté en relation avec le meurtre présumé de Sicknick.

En fait, Sicknick avait repris son travail après l’émeute du Capitole, et avait envoyé un message à son frère pour lui dire qu’à part avoir été aspergé de bombe lacrymogène à deux reprises, il était « en bonne forme ».

D’après la police du Capitole, Sicknick a eu une attaque cérébrale par la suite. Une enquête est en cours pour savoir s’il a inhalé du gaz lacrymogène et si cela a pu contribuer à sa mort soudaine.