Selon un nouveau rapport, les États-Unis se classent au dernier rang en matière de confiance dans les médias

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Article original datant du 27/06/21

Depuis des années, nous discutons du déclin des valeurs du journalisme avec la montée de la partialité ouverte dans les médias. Aujourd’hui, un rapport récemment publié par l’Institut Reuters pour l’Etude du Journalisme de l’Université d’Oxford a révélé quelque chose qui aurait été impensable il y a seulement quelques années. Les États-Unis se classent à l’avant-dernière place en matière de confiance dans les médias parmi 49 pays, avec seulement 29 % de personnes déclarant faire confiance aux médias.

Proportion de la population qui fait confiance à la plupart des informations la plupart du temps :
*En ce qui concerne l’actualité en général, êtes-vous d’accord ou non avec les affirmations suivantes ? – Je pense que l’on peut faire confiance à la plupart des informations la plupart du temps. Base : Total des échantillons dans chaque marché (la plupart n=2000)

L’aspect le plus tragique est que cela n’a pas d’importance. Les médias ont adopté le journalisme de plaidoyer et toute personne remettant en cause cette tendance risque la suppression instantanée.

Le résultat est un type de médias d’État où les journalistes sont liés au gouvernement par l’idéologie plutôt que par la loi.

La chute du niveau de confiance reflète la perte des principaux organismes d’information au profit d’un type de journalisme de réveil. Nous avons discuté de la façon dont les écrivains, les rédacteurs, les commentateurs et les universitaires se sont ralliés aux appels croissants à la censure et au contrôle de la parole, y compris le président élu Joe Biden et ses principaux conseillers. Même les journalistes mènent des attaques contre la liberté d’expression et la liberté de la presse. Il s’agit notamment d’universitaires qui rejettent le concept même d’objectivité dans le journalisme en faveur d’un plaidoyer ouvert. Steve Coll, doyen de la faculté de journalisme de Columbia et auteur du New Yorker, a dénoncé la façon dont le droit à la liberté d’expression garanti par le premier amendement était « militarisé » pour protéger la désinformation. De même, l’université de Caroline du Nord a récemment offert une chaire universitaire de journalisme à Nikole Hannah-Jones, du New York Times. Alors qu’Hannah-Jones a reçu un prix Pulitzer pour ses écrits sur le projet 1619, elle a été critiquée pour son rôle dans l’élimination des opinions dissidentes des pages du New York Times et pour son adhésion à des théories absurdes de conspiration anti-police. Aujourd’hui, même le fait d’attendre les faits est considéré comme contraire à l’éthique par les professeurs de journalisme qui exigent que les journalistes fassent des déclarations politiques ou sociales à travers leurs reportages.

L’un des moments les plus sombres a été le mea culpa du New York Times pour avoir publié une colonne d’opinion d’un sénateur conservateur. Le New York Times a été dénoncé par nombre d’entre nous pour avoir présenté des excuses minables après avoir publié une colonne du sénateur Tom Cotton (Elu républicain de l’Arkansas) et avoir promis de ne plus publier de telles colonnes à l’avenir. Il ne publiera pas la chronique d’un sénateur républicain sur les protestations aux États-Unis, mais il publiera celle d’un des dirigeants chinois écrasant les protestations pour la liberté à Hong Kong. M. Cotton a fait valoir que l’utilisation des troupes de la Garde Nationale peut être nécessaire pour réprimer des émeutes violentes, rappelant l’utilisation historique de cette option lors de manifestations passées. Cette option a été utilisée tout récemment après l’émeute du Capitole.

Presque un an après avoir condamné sa propre publication de Cotton (et forcé son propre rédacteur en chef à partir), le New York Times a publié un chroniqueur universitaire qui avait auparavant défendu le meurtre de manifestants conservateurs.

Cette semaine, le Washington Post a fait la promotion d’une chroniqueuse, Karen Attiah, qui a suscité l’indignation l’été dernier après avoir tweeté : « Les femmes blanches ont de la chance qu’on les appelle simplement des Karens (mot d’argot -non lié au prénom de cette journaliste- qui désigne de manière péjorative une femme blanche d’âge mur, de classe moyenne qui s’insurge de tout et perpétue un racisme systémique revendiquant des droits supérieurs aux autres, NdT). Et qu’elles ne suscitent pas la vengeance ».

Compte tenu de cette tendance, il n’est guère surprenant que les téléspectateurs ne fassent plus confiance aux médias.

Ils ont vu des histoires allant de Hunter Biden aux origines de la pandémie être agressivement censurées par Big Tech et occultées par les journalistes.

Le problème est que ce journalisme d’écho fonctionne pour certains dans les médias même s’il finit par détruire la profession dans son ensemble. Il s’agit d’une version journalistique de la Tragédie des biens communs de Hardin, où chacun agit pour son bénéfice immédiat alors que « la logique inhérente aux biens communs génère sans remords de la tragédie ».

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