Pilule Rouge : DÉVOLUTION – 3

PARTIE 6 – Antifa et l’émeute du Capitole

La suite de l’histoire

Même pour ceux qui ont compris que Trump pense toujours dix coups en avance, la raison pour laquelle il a convié un million de personnes à Washington le 6 janvier 2021 reste un mystère. Antifa ayant infiltré tous les événements des six mois précédents, ce rassemblement ne pouvait pas bien se passer, alors qu’avait-il en tête ?

Qu’est-ce qu’Antifa ?

Antifa, pour « anti-fasciste », est un mouvement militant de gauche, rassemblant communistes et anarchistes radicaux se disant « opposés au fascisme », bien que ce fascisme ne soit pas très précisément défini. Dans la réalité, il s’agit plus d’une idéologie que d’une organisation, et c’est un point qui a son importance. Antifa est devenu violent au cours de l’année 2017, officiellement en « réaction à la présidence Trump ». Avec certains groupes BLM, ils sont devenus le bras militant de la gauche libérale, et ont causé une vague de violences sans précédent à l’été 2020, dans les mois précédant l’élection. Le discours d’Antifa vise d’une part à délégitimer les forces de l’ordre, et d’autre part à humilier les électeurs de Trump.

Le Covid a servi de prétexte pour mettre en place les outils de la fraude, mais ce n’était pas suffisant. Trump était encore trop populaire pour perdre l’élection. Alors l’outil « racisme » a été utilisé pour le décrédibiliser. Antifa a créé une véritable guerre raciale dans le but d’assimiler Trump à un suprémaciste blanc (dans une société douloureusement marquée par les questions raciales, c’est facile) et de semer le chaos. Pour faire ça, les antifas ont reçu une aide organisée (fonds pour prendre l’avion d’une manifestation à l’autre, cautions payées et gardes à vue écourtées par des juges de gauche…). Mais d’un point de vue technique, leurs actions sont une forme de terrorisme.

La loi et l’ordre

Le point de départ des émeutes Antifa et BLM a été la mort, lors de son interpellation par un officier de police, de George Floyd le 25 mai 2020. Les manifestations deviennent vite hors de contrôle, tandis que les moyens pour les surveiller sont aussi très rapidement étendus (autorisation exceptionnelle faite par le ministère de la justice à la DEA (brigade des stupéfiants) d’enquêter sur les manifestants, déclaration de Trump assimilant Antifa à une organisation terroriste, survols de la capitale (Washington) pour mission de surveillance des manifestations par la Garde Nationale…). Tout cela se met en place très rapidement : Trump et son équipe anticipaient probablement la situation (et en ont profité pour amasser des preuves). Par ailleurs, les mesures de contre-attaque pleuvent : loi sur la protection des monuments et statues, groupe de travail sur les groupes extrémistes pour donner des moyens à l’état de droit contre ces violences…

Le Centre National du Contre-Terrorisme (NCTC)

Si on additionne toutes les mesures fortes prises par Trump au moment des manifestations violentes de 2020, les décrets promulgués, les déclarations de Barr sur « l’implication d’acteurs étrangers », l’utilisation de la Garde nationale de DC (donc l’armée) … : nous avons toutes les preuves qu’Antifa, dès le début, était traitée comme une organisation terroriste étrangère ou internationale

…qui relève donc du NCTC (Le NCTC ne s’occupe normalement pas du terrorisme purement intérieur, qui relève de la juridiction du FBI avec l’appui du DHS). Le NCTC dépend du service du Renseignement national (qui lui-même répond directement au président) et, en cas de terrorisme, la loi donne au président la latitude de prendre les mesures qu’il juge nécessaire, comme l’intervention de l’armée.

Sans surprise, Trump a placé un allié à la tête du NCTC : Christopher C. Miller (que nous avons vu plus haut). Nommé par Trump depuis le 18 mars 2020, il ne prend ses fonctions que le 7 août. Auparavant il occupait depuis le 6 janvier le poste de Secrétaire adjoint à la défense pour les opérations spéciales et la lutte contre le terrorisme. A ce poste, il répondait directement au Secrétaire adjoint à la défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité, poste qu’il occupe lui-même à partir du 19 juin 2020 (en plein dans les manifestations Antifa, tout en sachant qu’il est voué à prendre la direction du Contre-terrorisme quelques semaines plus tard).

Selon la loi, l’« action terroriste » s’étend à toute personne ou organisation qui fournirait le moindre « appui ou ressource matériels ». Or le 8 octobre 2020 lors d’une interview, Miller se dit « en attente d’une confirmation que des organisations terroristes étrangères organisées soutiennent ou dirigent des groupes nationaux ».

Trump a placé ses pions bien avant la mort de George Floyd. Et c’est le même allié de Trump impliqué dans la dévolution, Christopher C. Miller, qui supervisait activement l’emploi des forces spéciales dans le contre-terrorisme et était au centre de l’enquête sur Antifa. Tout a été organisé pour récolter une masse d’informations sur Antifa, probablement en prévision d’un événement comme le 6 janvier.

Le 6 janvier 2021

Réussir à frauder l’élection sous-entend passer l’étape du vote de certification, or il existe des moyens légaux pour le contester, ce à quoi se préparaient les républicains. L’émeute du Capitole a permis non seulement de forcer la main à la certification le 7 janvier, mais aussi de censurer Trump et de lancer une nouvelle procédure d’impeachment contre lui, d’emprisonner ou de décrédibiliser ses partisans, et sert encore aujourd’hui pour tenter d’invalider les audits. Les événements du 6 janvier servent en tous points les ennemis de Trump et Antifa est connu pour infiltrer ce genre de manifestation. Alors pourquoi Trump leur a-t-il donné une opportunité massive de le faire ?

Il a, comme toujours, joué un coup d’échecs, et les preuves sont nombreuses :

La séance de la chambre de certification des Etats a commencé à 13h pile. Le discours de Trump était annoncé à 11h, a commencé avec une heure pile de retard et a duré 1h12mn. Il s’est donc terminé à 13h12 à l’esplanade de l’Ellipse qui est située à plus d’1,5km du Capitole. Les barrières du Capitole ont été franchies à 13h05 (au moment de la certification du vote de l’Arizona…). Donc non seulement il est matériellement impossible que les partisans de Trump puissent en être responsables, mais la chronologie des événements montre que l’invasion du Capitole était organisée pour empêcher la contestation de la certification des états. L’heure de retard du discours était précisément calculée.

– Par ailleurs, le 5 janvier 2021 avait été publié un mémorandum présidentiel dénonçant Antifa comme « groupe répondant aux critères du terrorisme national […] et dont les violences portent atteinte au droit des manifestants pacifiques ».

– La sur-implication de Miller est aussi une clé : contrairement à celle des autres Etats, la Garde Nationale de Washington D.C. a la particularité de ne rendre compte qu’au président. Ce dernier est le seul à pouvoir l’activer, mais ce pouvoir peut être délégué au secrétaire à défense, puis au secrétaire à l’armée (on en revient toujours aux militaires…). Ainsi Miller avait toute latitude pour activer la Garde nationale sans que Trump ait besoin de le faire ce jour-là.

L’insurrection du Capitole était le moyen nécessaire aux démocrates pour achever de voler l’élection. Une fois de plus, Trump les a vus venir et les a laissés aller trop loin. Si Antifa a été à ce point surveillé depuis l’été 2020, c’est parce que non seulement Trump savait ce qui allait se passer mais qu’il a pu le laisser faire à dessein et également en limiter les dégâts (le nombre de morts aurait pu être important). Si le réseau d’Antifa a bien été cartographié, toute personne impliquée du gouvernement ou à l’étranger pourra être inquiétée. Trump avait besoin que les démocrates aillent au bout de leur fraude pour pouvoir par la suite les arrêter et les juger, et il a pour cela sacrifié un pion sans importance, puisque, selon la théorie de Patel Patriot, il avait de toute façon suspendu le vote, de sorte que le décompte réel des voix n’avait pas d’importance (cf. partie 4)
On voit en filigrane se dessiner l’implication d’un agent étranger qui aurait manipulé le mouvement (c'est une déduction à cause de la manière dont le mouvement a été traité par Trump et les militaires), peut-être par l’intermédiaire des démocrates. Bien que cet aspect ne soit pas manifeste pour nous, il est important de noter à quel point les actions de Trump et des militaires sous-tendent l’hypothèse qu’ils en ont des preuves solides. Liée ou non aux élections, cette implication constitue en soi une ingérence étrangère sur le territoire.

PARTIE 7 – Interférence étrangère

Mettre le couvert

Le 11 mai 2017, Trump crée la commission consultative présidentielle sur l’intégrité des élections. Chaque état était censé rendre un rapport. De très vives réactions et pas moins de 8 procès la contestent sous prétexte qu’elle violerait la loi en divulguant des informations privées. Le 3 janvier 2018, sept mois après sa création et sans qu’aucun rapport d’aucun Etat n’ait été rendu, Trump la dissout en blâmant les Etats démocrates, et rappelle qu’il déplore le potentiel de fraude offert par la non-obligation de présentation d’une pièce d’identité lors du vote.

Le 12 septembre 2018, Trump publie le décret 13848 imposant certaines sanctions en cas d’ingérence étrangère dans une élection américaine. Il mentionne : « un gouvernement étranger ou toute personne agissant en tant qu’agent étranger ou en son nom ». Il inclut dans le décret des moyens d’enquête (le Directeur du renseignement national doit en rendre compte dans les 45 jours suivant l’élection à plusieurs officiels, dont le secrétaire de la défense ; soit le 18 décembre pour l’élection de 2020), ainsi que la possibilité, en plus des sanctions, de mesures « réparatrices ».

MAIS, ce décret prévoit également que N’IMPORTE QUEL fonctionnaire « approprié » (par exemple un militaire…) détenant N’IMPORTE QUELLE information relative à une ingérence étrangère peut la transmettre directement au président dans un rapport indépendant (donc en court-circuitant les directeurs d’agences gouvernementales) à N’IMPORTE QUEL MOMENT (donc également après la fin du délai de 45 jours). Ce décret est donc une petite bombe à retardement:

(d) Aucune disposition du présent décret n’empêche le chef d’une agence ou tout autre fonctionnaire compétent de soumettre au Président, à tout moment et par la voie appropriée, toute analyse, information, appréciation ou évaluation de l’ingérence étrangère dans une élection américaine.

(e) Si des informations indiquant qu’il y a eu ingérence étrangère dans une élection d’un État, d’une tribu ou d’une localité des États-Unis sont identifiées, elles peuvent être incluses, selon le cas, dans l’évaluation prescrite par la section 1(a) du présent décret ou dans le rapport prescrit par la section 1(b) du présent décret, ou soumises au Président dans un rapport indépendant.

Evaluation et rapport requis par le décret présidentiel 13848

Le décret 13848 requiert donc des rapports sur chaque élection majeure établissant la probabilité d’une ingérence étrangère. Rendu avec 3 semaines de retard le 7 janvier 2021, le rapport de la Communauté du renseignement sur les élections de 2020 estime :

  1. Qu’il serait difficile pour un acteur étranger de manipuler les processus électoraux sans être détecté
  2. Que contrairement à 2016, aucune action cybernétique russe n’a été détectée pour accéder aux infrastructures électorales
  3. Que la Chine n’a pas déployé d’effort d’ingérence ou d’influence.

Le rapport du Ministère de la justice (incluant la CISA) précise qu’il n’y a aucun signe d’une quelconque ingérence extérieure et que les affirmations du contraire ont été explorées et démenties. Bref, « circulez, y’a rien à voir ». Les conclusions de ces deux rapports ne sont pas surprenantes dans la mesure où l’on estime que les agences qui en sont responsables sont truffées d’actifs chinois.

MAIS, le 7 janvier 2021, le jour même de la remise au président Trump de ces rapports, le Directeur du renseignement national (DNI) John Ratcliffe publie un mémo concernant son point de vue personnel sur l’analyse de la sécurité des élections par la Communauté du renseignement dans lequel il estime au contraire que le gouvernement chinois a tenté d’influencer l’élection. Il rapporte que le médiateur (c’est-à-dire l’éditeur du rapport) mentionne que les analystes chargés d’évaluer cette influence ont minimisé les efforts chinois, en se cachant derrière leur devoir d’indépendance en matière de considérations politiques, par désaccord avec les politiques de l’administration Trump. Il mentionne également que pendant la rédaction du rapport, la CIA a rejeté certains commentaires de coordination avec d’autres agences, et minimisé les analyses alternatives. Il insiste sur le fait que des pressions ont pu être exercées et que certains renseignements ont pu être compartimentés dans leur traitement, et donc que l’opinion majoritaire du rapport n’est pas fondée sur l’ensemble des rapports. En outre, les normes d’utilisation des termes ont été utilisées de manière incohérente par les différents rédacteurs (l’exemple donné est que des actions similaires menées par la Russie et la Chine peuvent être évaluées et communiquées de manière différente, de sorte qu’il ressort une impression que la Russie aurait pu influencer l’élection, mais pas la Chine). Il conclut qu’il soutient l’opinion minoritaire déclarée que la République Populaire de Chine a cherché à influencer les élections fédérales américaines de 2020

En ce sens, on peut penser que Trump a utilisé le décret pour « éliminer les mauvais acteurs » en identifiant les agences rendant des rapports mensongers, biaisés ou sciemment incomplets. Lorsque la vérité éclatera, beaucoup de personnes à des postes haut placés auront des comptes à rendre pour avoir couvert les vrais renseignements.

De toutes façons, les militaires et le département de la Défense sont les seuls qui auraient pu découvrir tous les renseignements sur l’ingérence étrangère et le décret a donné au Secrétaire à la Défense l’option de s’adresser directement au Président à tout moment et de lui présenter un rapport indépendant sur le sujet. Qui était le Secrétaire à la Défense pendant tout cela ? Toujours le même Christopher C. Miller.

Il faut noter que dans ce décret 13848, l’expression « infrastructure électorale » désigne bien « les technologies et systèmes d’information et de communications utilisés par le gouvernement fédéral, un État ou un gouvernement local, ou en leur nom, pour gérer le processus électoral », et c’est important au regard du décret suivant:

Les technologies et systèmes d’information et des communications (ICT)

Le 15 mai 2019, Trump publie le décret 13873 sur la « sécurisation de la chaîne d’approvisionnement des technologies de l’information et des communications (ICT) et des services ». Le décret déclare « urgence nationale » les menaces de sabotage et de subversion posées par des acteurs étrangers à ladite chaîne d’approvisionnement, et il identifie les risques courus par les infrastructures critiques (dont fait partie le système électoral) et la sécurité nationale comme inacceptables en cas de vulnérabilité de cette chaîne d’approvisionnement. Surtout, ce décret stipule que les États-Unis ne doivent pas utiliser de technologies d’information et de communications fabriquées ou pouvant être considérées comme contrôlées par un adversaire étranger.

D’après le ministère américain du commerce, les technologies de l’information et des communications sont l’infrastructure et les composants qui permettent l’informatique moderne, y compris téléphonie, radio, TV, numérisation et stockage de données d’intelligence artificielle et robotique. Elles englobent également l’application de leurs différents composants. C’est là que se trouvent leur potentiel, leur puissance et leur danger réels. Leur développement à l’échelle planétaire a entraîné une nouvelle forme de criminalité, où des personnes mal intentionnées peuvent mettre en place des systèmes électroniques ou accéder illégalement à des systèmes pour voler de l’argent, de la propriété intellectuelle ou des informations privées, ou pour perturber les systèmes qui contrôlent les infrastructures essentielles.

Le décret 13873 (sur les technologies d’information et de communication) prévoit aussi que le secrétaire à la Sécurité intérieure continuera d’évaluer chaque année les matériels, logiciels et systèmes relatifs aux infrastructures critiques (donc aux élections !) en lien avec les conseils de coordination. Rappelons-nous que l’EISCC est l’un de ces conseils de coordination et DOMINION est membre de l’EISCC (cf. partie 5). Or un article publié le 16 décembre 2019 révèle avoir trouvé dans une machine à voter américaine 20% de composants matériels fabriqués par des fournisseurs chinois et 59% provenant de sociétés implantées à la fois en Chine et en Russie. Par conséquent, en aucun cas on ne peut faire confiance aux résultats des élections modernes et celle de 2020 en est un bon exemple.

(NDLR : Pour creuser plus loin on peut aussi consulter cet article traduit en français)

Pour récapituler, après avoir fait apparaître de manière manifeste en 2017 le manque volontaire de collaboration des Etats pour s’assurer de l’intégrité des élections, et en signant deux (seulement deux !!) ordres exécutifs en 2018 et 2019, Trump a fait en sorte de :

1 - Définir légalement l'infrastructure électorale comme technologie d’information et de communication utilisée dans le processus électoral.

2 - Interdire l’utilisation de composants technologiques des infrastructures électorales fabriqués par des adversaires étrangers.

3 - Créer une voie permettant au ministère de la défense et à l’armée de contourner toutes les agences et de signaler directement au président toute information qu’ils trouvent concernant une ingérence étrangère dans une élection.

4 - Pouvoir recommander, en cas de fraude, d’autres mesures réparatrices que celles figurant aux sanctions prévues dans le décret.

Il est statistiquement improbable que Trump ait pu construire tous ces remparts, combinés en deux ordres exécutifs passés quasi-inaperçus, sans anticiper une fraude massive pilotée depuis l’étranger.

Le 6 janvier ENCORE

Le 5 janvier, Trump joue deux pions coup sur coup :

– Il transmet (à 17h05 !, heure à laquelle peu de représentants du sénat et du congrès sont présents) un message à la chambre des Représentants (celle qui doit certifier les votes le lendemain) de Déclaration d’urgence nationale concernant la chaîne d’approvisionnement des technologies de l’information et des communications relevant du décret 13873. Cette déclaration est référée à la commission des affaires étrangères et a peut-être pu n’être traitée que le lendemain (6 janvier).

– Il émet le décret 13971 sur « la menace que représente les applications et autres logiciels développés ou contrôlés par des entreprises chinoises ». Ce décret, outre des mesures supplémentaires pour appliquer le décret 13873, prévoit notamment l’interdiction de toute transaction par toute personne soumise à la juridiction des États-Unis, avec des personnes qui développent ou contrôlent les applications logicielles connectées chinoises sensibles, à partir de 45 jours après publication du décret, soit du 19 février. Plusieurs filiales sont citées, dont Tencent QQ : cette entreprise détient des brevets aux Etats-Unis dans la section « Dispositif de vote ou d’élection ». A première vue il est rédigé autour d’une question de réseaux sociaux, mais semble concerner plutôt les serveurs.

Le sens de ces deux actions du 5 janvier 2021 n’est pour le moment pas très clair, mais vu la date, ce n’est pas neutre. Trump semble avoir pris le PCC la main dans le sac et le nouveau décret du 5 janvier, la veille de l’attaque sous faux drapeau de laquelle on a vu qu’il était forcément déjà au courant, était probablement une manière de le leur dire, de leur mettre la pression, de jouer une carte gagnante dans la guerre silencieuse. Par ailleurs, Patel Patriot n’en parle pas, mais l’interdiction des transactions citée plus haut pourrait avoir un effet sur les élections à venir (mi-mandat ?) et placer de fait certaines personnes ayant des liens commerciaux ou de compromission avec la Chine dans l’illégalité. (NDLR: nous faisons l'hypothèse que cette interdiction de transaction pourrait être aussi liée à la situation dans les ports américains, comme mentionné dans le live du 26 oct 2021)

Conclusion

La Constitution permet au Congrès d’autoriser l’utilisation « de la milice pour exécuter les lois de l’Union, supprimer les insurrections et repousser les invasions ». Par ailleurs le Posse Comitatus Act de 1878 interdit au président d’utiliser toute partie des forces armées pour exécuter la loi, sauf autorisation expresse de la Constitution ou d’une loi du Congrès. Mais que se passe-t-il si la Constitution a été foulée aux pieds ? Que se passe-t-il si le Congrès a été compromis ?

Admettons qu’un parti politique ait volé une élection avec l’aide d’un adversaire étranger, que les agences fédérales soient complices, et que même les tribunaux aient détourné le regard. Les 3 branches du gouvernement fédéral étant : législatif, exécutif, et judiciaire, que se passe-t-il lorsque deux de ces pouvoirs permettent chacun à un adversaire étranger de compromettre l’autre ? Il s’agit d’un échec complet et total des pouvoirs législatif et judiciaire.

La Constitution garantit aux États une protection contre l’usurpation de leur « forme républicaine de gouvernement », mais si cette usurpation était permise par les membres-mêmes du gouvernement de Washington D.C. (qui n’est pas un État, mais un district fédéral), le siège littéral du gouvernement, alors l’armée serait la seule solution pour reprendre la forme constitutionnelle de gouvernement que les fondateurs ont voulu pour le pays.

En résumé, si une usurpation du pouvoir par les membres du gouvernement (par exemple dans le cadre d’une élection, avec l’aide d’un adversaire étranger, compromettant les branches législative et judiciaire du pouvoir, etc.) était repérée et analysée en amont, sans aucun doute des actions exécutives seraient prises pour laisser une opportunité à l’armée de prendre des mesures réparatrices pour contrer et corriger l'élection volée.

Toute cette partie indique que Trump a fait le nécessaire pour tendre cette opportunité aux militaires et qu'ils l’ont saisie.

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